L’offre précédente de Total avait été rejetée en février dernier. Aujourd’hui, le groupe propose 830 millions de dollars canadiens (509 millions d’euros), soit 1,74 dollar par action, et 35% de plus que la précédente. Elle est prolongée jusqu’au 17 avril.
Le prix de l’offre ainsi augmenté représente une prime d’approximativement 111% sur le cours de clôture d’UTS du 27 janvier 2009, indique Total.
UTS exploite les sables bitumineux canadiens, notamment via sa participation de 20% dans un projet à ciel ouvert de la région de l’Alberta. Le groupe possède également 60% du projet de Fort Hills, en Alberta, qui offrirait 4 milliards de barils de bitume de réserves.
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De son côté, Total détient 50% du projet Surmont, qui exploite actuellement 18000 barils par jour, et vise les 110 000 b/j. Il est aussi et surtout opérateur du projet Joslyn dont il détient 74%. Cette exploitation à ciel ouvert promet une production de 200 000 barils par jour.


















Quand on connait un peu les coûts écologiques et économiques de l’exploitation de cette ressouce on a peu d’illusion sur nos chances de découvrir de grosses réserves en pétrole conventionnel. On peut d’ailleurs se demander si la filière CTL (coal to liquids) ne serait pas « meilleure ». Au moins on sait que ce groupe se contrefiche d’une éventuelle taxe carbone ou d’un mécanisme « Cap and Trade » parce qu’il sait (mieux que les politiques) que ce ne sera ni efficace ni dissuasif. S’ils n’auront pas la nausée ils auront au moins les mains sales…
taxe carbone : effectivement, l’exploitation des sable bitumineux n’est pas necessairement plus émetteur de CO2, cependant l’impact environnemental est desastreux, mais cet impact n’est pas prévu dans une taxe carbone eventuelle….