EDF a indiqué dans un communiqué être en mesure de chiffrer le coût supplémentaire de construction de l’EPR de Flamanville – réacteur nucléaire de 3ème génération : "il sera de 2 milliards d’euros, la production des premiers KWh étant toujours prévue en 2016."
Pour contrebalancer ce nouveau surcoût, le Groupe français de l’énergie met en avant l’expérience acquise depuis le lancement du chantier de l’EPR à Flamanville, les réalisations accomplies et l’organisation mise en place. Tous ces éléments, lui assurent ainsi, "une meilleure visibilité sur l’ensemble des paramètres industriels et financiers."
Depuis la révision en juillet 2011 du coût du projet évalué alors à 6 milliards d’euros, des étapes importantes ont été franchies sur l’EPR de Flamanville, justifie l’électricien, avec notamment la réalisation de 93% du génie civil et 36% des montages électromécaniques ainsi que la mise en eau du canal d’amenée de la station de pompage début novembre 2012.
Première centrale nucléaire construite en France depuis 15 ans, certains facteurs viendraient selon EDF, "peser sur le coût complet de construction de l’EPR à Flamanville". Ont ainsi été pris en compte dans le chiffrage : "l’évolution du design de la chaudière, les études d’ingénierie supplémentaires, l’intégration des nouvelles exigences réglementaires, ainsi que les enseignements Post-Fukushima."
L’actualisation du coût porterait également sur des dépenses supplémentaires liées à des aléas industriels, précise EDF, comme "le remplacement des 45 consoles et ses conséquences sur l’aménagement du planning des travaux ainsi que l’impact financier de l’allongement des délais de construction."
Ainsi, le budget alloué au départ pour le complexe nucléaire aura été multiplié par 2,5, passant de 3,3 milliards d’euros à 8,5 milliards d’euros.
"L’EPR va contribuer à l’approvisionnement énergétique du pays et constitue un des maillons indispensables pour assurer la continuité de notre savoir-faire nucléaire en France et à l’international. Ce grand chantier est aussi l’occasion d’une reconquête industrielle pour la maîtrise des défis technologiques par l’ensemble de la filière" a assuré pour sa part Hervé Machenaud, Directeur Exécutif Groupe en charge de la Production et de l’Ingénierie d’EDF.
** Grand chantier industriel lancé en décembre 2007, l’EPR de Flamanville a rassemblé tous les acteurs de la filière nucléaire française, avec près de 3 200 salariés mobilisés en 2012 (60% de travailleurs régionaux, 2 600 salariés d’entreprises extérieures et 600 salariés EDF), représentant 5 millions d’heures travaillées en 2012. Ce chantier est soumis aux contrôles réguliers de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qui valident l’avancement du projet.
¤ La Cour des comptes estimait le coût de l’électricité future de l’EPR entre 70 et 90 euros le MWh au minimum. Une étude plus précise et antérieure de quelques mois estimait ce coût à 81€/MWh (8,1 cts/kWh) sur la base de documents Areva et Edf. Dans ce coût, le capital comptait pour 63€, pour un coût de l’EPR à six milliards d’euros, et le reste pour 18€ (63+18=81). Avec le capital qui passe de 6 Md€ à 8,5 Md€, le coût du capital dans le MWh passe à 89 €/MWh au lieu de 63€ (63 x 8,5 / 6). Le nouveau coût devient donc 89€ (capital) + 18€ (le reste, supposé inchangé) = 107 euros le MWh (10,7 cts/kWh). La date de connexion au réseau est prévue en 2016 … le 31 décembre, ce qui est rarement précisé. Après la période d’essais, la mise en service commercial n’interviendra que plusieurs mois plus tard, en 2017.
On va enfin pouvoir supprimer toute subvention aux ENRi… et permettre ainsi de financer le surcoût de l’EPR.
Avec un coût du MWh qui s’envole au dessus de 100€, même les plus septiques vont finir par penser que la raison est aileurs. Et si les technocrates les plus nucléaristes ne comprennent pas qu’il faut changer de voie le plus rapidement possible, je vais faire un ou deux rappels. Avec la mise en place du programme nucléaire, la France a fortement incité les ménages à se chauffer à l’électricité plutôt qu’au gaz ou au bois. La consommation d’électricité dans les foyers a donc plus que doublé en moins de 30 ans passant de 140 TWh en 1981 à plus de 280TWh en 2008 (INSEE). Les coûts de production du nucléaire étant financé en grande partie par l’Etat, le coût du kWh sur les factures étaient plutôt bas, et les français qui se convertissaient au tout élec, ne pensaient pas isoler leur maison. Le résultat aujourd’hui est un parc résidentiel très énergévore et des français accrocs à leur confort, et on peut bien les comprendre. En annonçant une première hausse de 30% de l’électricité Pierre Gadonneix, excellent président de GDF puis de EDF, avait lancé un pavé dans la mare, et contrait de démissionner pour calmer la société Française. Son successeur avait donc fait preuve de beaucoup plus de diplomatie pour faire la même annonce quelques mois plus tard: hé oui, il fallait bien financé les surcoûts du nucléaire qu’on nous avait caché jusqu’à présent. Le temps passe, et on voit que la courbe d’apprentissage du nucléaire est inverse de toutes les autres technologies, notamment celles des énergies renouvelables; elle va en augmentant. Avec un prix du nucléaire à 35 voir 42€ le MWh, une famille francaise qui se chauffe à l’électricité payent aujourd’hui plus de 1500€ d’électricité. En continuant dans la voie du nucléaire, et en dépassant les 100€/MWh en prix de base, on va leur demander de payer toujours plus, avec en plus le risque de s’exposer à un accident ou incident nucléaire. Le prix de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables diminue tous les ans (tous les trimestres même pour le photovoltaïque). On arrive à produire de l’électricité solaire en dessous de 100€/Mwh, et l’éolien à moins de 85€/MWh. Il faut désormais arrêter de gaspiller l’argent, le temps, et l’énergie des français avec le Nucléaire, et concentrer les forces vives de la nation au développement des énergies du futur (solaire, éolien, géothermie, biomasse, hydro) et aux solutions de gestion de ces énergies (stockage, smat grid, énergie de transfert..) Alors messieurs les dirigeants n’attendez pas pour commencer la véritable révolution énergétique car l’avenir de notre pays est en jeu, et d’autres pays ne nous ont pas attendus.
« Ainsi, le budget alloué au départ pour le complexe nucléaire aura été multiplié par 2,5, passant de 3,3 milliards d’euros à 8,5 milliards d’euros. » Le pire c’est que ça n’a même plus l’air de choquer et d’embêter grand monde (et EDF en particulier) !
Le prix passe de 3.3 à 8.5 Milliards d’euros et personne ne dit rien, cela ne surprend personne…. EDF est bardé d’ingénieurs en interne de société d’ingénierie en externe dont le job est de chiffrer et construire des centrales. Résultat, ils se sont trompés de 5.2 Milliards d’euros… une paille !! Pour bien moins que ça certains perdent leur emploi et là, rien ne se passe… Nous allons tout droit à notre perte, on ne peut pas perdre des milliards sans se poser des questions et compter uniquement sur le portefeuille des consommateurs. Et aucun citoyen ne réagit…
la CSEPR en plus de la CSPE ;-)))
Alors? Finalement j’avais encore raison 😉 Et dans ce article il y a une erreur de 500millions, le prix augmente de 2,5milliards, pas 2. Et la date de mis een service est encore repoussée, de 4 mois cette fois-ci. Ce qui me fascine c’est qu’EDF a le toupet de venir pleurer pour la CSPE sur les ENR dont le reliquat est équivalent à ce surcout alors qu’EDF est la première boite à bénéficier de la bulle solaire et des tarifs scandaleux à 600€ le MWh… Aujourd’hui, quand on veut installer 1MW de n’importe quelle technologie, le solaire comme l’éolien, la biomasse et l’hydraulique sont moins chers que le nucléaire. Et en plus le nucléaire ça produit plein de déchets, c’est risqué et c’est totalement dépendant des exportations de combustibles sur toute sa durée de vie. Bref, que des avantages.
Voila la seule raison valable pour faire du nucléaire en France : L’EPR va contribuer à l’approvisionnement énergétique du pays et constitue un des maillons indispensables pour assurer la continuité de notre savoir-faire nucléaire en France et à l’international. le savoir faire français … Est-ce que c’est vraiment ça qu’on veut ? Et le savoir défaire, c’est pour quand ?
Comme beaucoup d’entre vous semblent l’oublier, l’EPR de Flamanville est une tête de série, autrement dit un prototype industriel. Ceux qui se gaussent du dépassement budgétaire, certes important, n’ont semblent-ils pas une réelle expérience industrielle, ou bien ils semblent l’avoir oubliée (volontairement ?). Ou bien ces personnes souhaitent-elles reprocher à EDF d’appliquer des mesures post-Fukushima favorisant encore la sécurité ? Il est déroutant de lire que certains d’entre vous reprochent au nucléaire son danger immesuré, mais se raillent aussi des investiisement supplémentaires réalisés pour le renforcé. Alors pour ceux qui ont une connaissance, ne serait-ce que partielle, du monde industriel, je propose de ne pas évaluer la « performance industrielle » d’EDF à l’unique cout final de Flamanville (encore qu’il en fasse partie). Il sera beaucoup plus pertinent d’analyser dans quelle mesure EDF saura éviter ces surcouts sur les prochains réacteurs. Et à ce titre ceux de Taishan semblent pour l’instant respecter planning et cout. Cordialement
C’est un peu le piège de se genre de méga-construction, quelque soit les surcouts, on est obligé de finir ! Le projet est (tacitement ou non) sous-estimé et flou financièrement à la base, histoire de le vendre. Au milieu du truc, la note explose mais c’est trop tard : au milieu du gué, il est trop tard pour faire marche arrière (déjà quelques milliard dépensés), donc la ralonge n’est pas trop compliquée à obtenir d’autant que c’est l’argent des contribuables… Imaginez la LGV Paris-Marseille (env. 4 milliard d’euros), stoppé à 80% par manque de financement… C’est sans doute la stratégie d’EDF ; la France ne peut pas se permettre de bide sur ce projet (notoriété internationale, fierté nationale, validation d’un chix énergétique). Alors, elle crache le fric et fait comme si tout était normal, histoire de s’en sortir la tête haute… Je dirais chapeau à un gouvernement qui dira en gros « on s’est planté, c’est un gouffre, on va laisser tomber ce truc… » Le peuple devrait être consulté pour valider ce type de projet…et pour les continuer. C’est nos sous.
« Alors? Finalement j’avais encore raison 😉 » « Encore » ???? Lol. « Raison » ? Raison sur quoi ? Sur le fait que les retards de ce chantier tête de série en grêve les coûts ? « Ce qui me fascine c’est qu’EDF a le toupet de venir pleurer pour la CSPE sur les ENR dont le reliquat est équivalent à ce surcout alors qu’EDF est la première boite à bénéficier de la bulle solaire et des tarifs scandaleux à 600€ le MWh… » D’une part, un peu que EDF a raison de pleurer sur le fait que 12% de son endettement soit du à la lâcheté des politiques, incapables de faire payer aux consommateurs le vrai prix (ça ne manque pas de piquant ;D) des ENR ! D’autre part, que EDF bénéficie des tarifs à 600€/MWh est normal s’il a installé des panneaux à une époque où ils coûtaient ce prix là. Autrement, vous seriez obligé de reconnaitre qu’au moins au début, l’ensemble de la filière était une arnaque… Sinon j’adore comment vous trouvez le moyen de critiquer EDF quoi qu’il fasse, même si la technologie qu’il installe est vos précieuses ENR… « Et en plus le nucléaire ça produit plein de déchets, c’est risqué et c’est totalement dépendant des exportations de combustibles sur toute sa durée de vie. Bref, que des avantages. » Les déchets ou les importations d’uranium, ça vous pose beaucoup de problème dans la vie courante ? En France ça nous coûte pas grand chose (300M€/an pour 70% de l’électricité de la nation) et aux dernières nouvelles ça ne rend personne malades. En revanche le CO2, le NOx et les poussières sont un vrai problème, auquel les ENR ne semblent pas répondre. Sur leur cycle de vie total, elles en émettent quasiment toutes plus que le nucléaire !
Petit complément aux adeptes du cout de kWh calculé sur la base d’une tête de série : n’oubliez pas de calculer quel sera le prix de kWh délivré par la première hydrolienne de Paimpol (Arcouest), par la première éolienne 6MW d’Alstom, ou par le complexe geothermique de Soultz-sous-Foret. En adoptant une honneteté intellectuelle infaillible (c’est à dire similaire à celle présenté dans le cas de l’EPR Flamanville) vous conclurez que ces filières sont elles-aussi condamnées. Heureusement, et je m’en félicite, ces filières ont toute leur place, il s’agit là de têtes de série. Alors de grace, favorisons la diversité énergétique, celle-ci comprenant bien entendu la filière nucléaire.
A comparer au coût d’installation du solaire photovoltaïque, entre 1 et 2 € /W. Même en comptant la différence de productivité, 7000 heures/an pour le nucléaire et 1000-1400 pour le solaire en France, le solaire est déjà moins cher. Alors, si l’on ajoute l’assurance contre le risque, les déchets, le démantèlement, la R&D publique etc… Sans compter le temps de construction de l’EPR, 6-8 ans, pour 1.6 GW alors que l’Allemagne ajoute chaque année entre 5 et 8 GW de solaire.
en 2007 projet évalué par de brillants ingénieurs à 3 milliards à la révision de juillet 2011 estimation à 6 milliards arrivé fin 2012 rallonge de 2.5 milliards pour porter la note à 8.5 milliards es ce qu’en 2014 il faudra encore 2 ou 3 milliards de plus ?
1/ Si on lit bien cet article, les surcouts sont dus a de nouvelle normes a reimplementer dans les futurs EPR ainsi que des erreurs de fabrication. 2/ Flamanville n’est pas le premier, celui de Finlande le precede de 2 ans. 3/ 2 autres EPR sont en fabrication en Chine. 4/ le meilleur pour la fin : EDF demande 12 c€/kWh pour ses 4 EPR britanniques, a croire qu’ils anticipent de nouveaux derapages.
Steph vous écrivez : « Tete de serie ? mon oeil ! 1/ Si on lit bien cet article, les surcouts sont dus a de nouvelle normes a reimplementer dans les futurs EPR ainsi que des erreurs de fabrication. » Relisez, vous verez que ces 2 aspects sont bien ceux que je décrivais dans mon post precedent ! Et n’est ce pas le propre d’une tête de série de présenter des erreurs en nombre plus important qu’en rythme de croisière ? Je crois bien que si ! L’important étant alors de les corriger, et, LE PLUS IMPORTANT, de ne plus les répeter (ce qu’on appelle « Lessons learned » => procédure classique sur un projet industriel). Cordialement
@ Catalan : « es ce qu’en 2014 il faudra encore 2 ou 3 milliards de plus ? » Vous avez raison, la question se pose et nous ne pouvons y répondre. Mais quand bien même 3 milliards supplémentaires sont nécessaires, ou même 5 milliards, pensez-vous vraiment que EDF les investirait s’il était convaincu que ces 5 milliards étaient récurrent sur tous les réacteurs EPR à venir ? Si c’était le cas, alors oui vous auriez raison, le prix du kWh à terme serait prohibitif. Mais EDF est une entreprise comme une autre, et je pense qu’on peut leur faire confiance pour déterminer à partir de quand et jusqu’où un investissement est rentable. Et tous les calculs de coin de table que vous (ou Cezorb) pourrez faire, aussi rigoureux soient-ils, ne remplaceront pas l’approche faite par l’electricien lui-même (qui dispose par ailleurs de l’ensemble des infos nécessaire a la décision, à votre différence). Et d’ailleurs, si ces 3 ou 5 milliards sont dictés par de réels impératifs de sécurité, préconisez-vous de ne pas les faire ? Non, bien sûr, et moi non plus. A charge ensuite à EDF de determiner si le projet vaut la peine d’être prolongé lorsqu’on ajoute 3 milliards à chaque réacteur. Salutations
kW réellement productif Euh si vous vouliez vraient compter en kWh réellement produit en ce qui concerne le photovoltaïque, le kW réellement productif coût plus de 25.000euros (et oui nous on veut qu’un 1kW produise 1kW.heure sinon ça n’a plus de sens…), vous voulez baisser le coût? produisez de l’énergie la nuit ou ne payez pas vos ouvriers chinois ou le silicium qui est déjà bradé par la fermetures d’usines européennes…, et pour l’éolien On arrive à un kW réellement productif de 4400eur env., mais on ne compte pas les moyens de production qu’il faille pour lisser la production dégueulasse de l’éolien (100 variations de puissance par jour entre 50% et 4% de la puissance installée… sur toute l’Europe… 0% de foisonnement btw) l’électricité est un service public, EDF est obligé de produire autant qu’on consomme alors il faut assurer de 1kW d’éolien par 1kW d’autre chose… et dans le monde l’hydraulique -STEP inclus- c’est limité -et au taquet en Europe- alors la solution c’est le éolien-gaz (2×19% Danemark, 5GW d’éolien 15GW de gaz en Espagne etc…) alors faut compter le coût du gaz, les émissions du gaz…. Après je veux bien qu’on fasse du renouvelable, mais en électricité c’est du gaspillage d’argent public…
Tentons un petit calcul: 8,5 Md€ en 2012 avec une augmentation moyenne de +1Md€/an depuis 2006, on devrait arriver à au moins 12 Md€ fin 2016 (si on considère que cette date prévisionnelle ne bouge plus). Rénovation thermique performante d’un logement énergivore en chauffage électrique permettant un gain moyen de 20 MWh/an et 9 kW à la pointe : 30k€ –> Avec l’investissement consenti pour l’EPR (et sans tenir compte des futurs coûts d’exploitation) on pourrait donc rénover 400000 logements pour un gain de 8000 GWh/an et 3600 MW à la pointe. La puissance électrique de l’EPR s’élève à 1650 MW (on va continuer à en dégager du CO2 à la pointe) pour une production d’environ 12000 GWh/an. Mais j’imagine que les constructeurs de centrales nucléaires ne sont pas capables de faire de la rénovation de logements. C’est pas rassurant.
Bon un peu de raison dans tout ceci, je comprend que ça mette en rage ceux qui croient encore dans l’avenir de l’EPR et qui bossent dessus mais il y a un moment il faut savoir dire stop. L’EPR n’a AUCUN avenir, Ourseul avait promis 10nouveaux EPR en plus des 4 existants pour 2016, on en est à …0. On a une lueur d’espoir pour peut-être 2EPR et 4 avec un miracle aux UK s’ils acceptent de payer le MWh à 120€….ou plus. Soit notre filière nationale a un sursaut et arrive a refaire du nucléaire sous la barre des 100€, soit on laisse vraiment tomber et on bosser sur le cout de l’intermittence des ENR, la baisse de la conso et le développement des ENR non intermittentes (marines, géothermiques, solaires non-PV, biomasse et biogaz). Mais surtout qu’on arrête de nous bassiner avec le soi-disant surcout des ENR et leur manque de copétitivité. un peu d’humilité messieurs, vous êtes désormais les moins compétitifs de toutes les énergies. Et vous restez les plus dangereux avec le charbon, et ceux qui posent le plus de problème à long terme avec les fossiles. Un peu d’humilité, et un peu plus de considération pour le début de solution qu’apporte le modèle ENR.
Densité énergétique Vu que la densité énergétique d’un combustible atomique (disons l’uranium) produit de l’ordre de 1 million de fois plus d’énergie qu’un combustible chimique (disons le pétrole), on peut aisément dire que les moyens qu’ils faille pour extraire, transporter, retraiter 1 tonne de « combustible » atomique (qui ne brûle pas donc qu’on ne retrouve pas dans l’atmosphère) sont au moins une centaine de miliers moins importants que ce qu’ils faillent pour 1 tonne de combustible chimique… Ma réponse est simple, allez faire votre danse de l’indignation devant ces mêmes populations pour tous les combustibles chimiques (disons sables bitumineux, pétroles du Sahara, gaz de schistes) présents sur le territoire en 100.000 fois plus de mines, usines d’extractions, fumées toxiques… donc ok 488TWh d’énergie électrique d’origine nucléaire… impact sur l’environnement toute proportion gardée face aux fossiles (tiens, et face aux renouvelables de publicité?)? coût?
A Bachoubouzouc « Les déchets ou les importations d’uranium, ça vous pose beaucoup de problème dans la vie courante ? En France ça nous coûte pas grand chose (300M€/an pour 70% de l’électricité de la nation) et aux dernières nouvelles ça ne rend personne malades. » Moi personnellement dans ma vie de tous les jours ca ne m’impact pas, ca n’est malheureusement peut etre pas le cas de employés de vinci et areva qui ont connu quelques mésaventures au niger par exemple. Il et d’ailleurs difficile d’établir le cout de la sale réput qu’on se traine dans certains pays africains suite a l’exploitation de l’uranium par nos differentes entreprises (cogema etc…), et devoir deployer des forces armées pour protéger nos entreprises la bas, ca coute cher à mon avis. Et puis bon, c’est vrai que c’est quand même plus sympa de décapiter des collines au niger, congo, canada ou khazakstan plutot que d’avoir une éolienne dans le champs voisin, beeeeerk
Un grand merci pour ce précieux rappel sur l’irresponsabilité d’EDF à qui on a confié les clés de la maison énergie en France. Du grand n’importe quoi à tous les étages. Je vais finir par devenir un partisan acharné de la libéralisation totale et de la casse complète du monopole de ce dinosaure incapable d’évoluer correctement.
@ Ambiel : « un peu d’humilité messieurs, vous êtes désormais les moins compétitifs de toutes les énergies » @ Ambiel encore : « L’EPR n’a AUCUN avenir » Qui êtes-vous pour assener de tels « vérité » ? Prétendez-vous mieux connaitre les dossiers, les tenants et les aboutissants que les ingénieurs et financiers d’EDF ? Ou que ces Messieurs de la Cour des Comptes ? Votre analyse fine de la situation m’interessse vraiment. A mon sens l’humilité, que vous pronez, consisterait plutot à reconnaitre que nous sommes à la croisée des chemins énergétiques. Que les incertitudes sont encore telles qu’il est malaisé de définir quel sera la tendance. Que dans l’attente il serait judicieux de ne se fermer aucune porte par dogmatisme. Que les energies renouvelables doivent sans doute étre encouragée, peut-être subventionnées, en tous cas ne pas découragées. Je constate (et déplore) que sur ce site il ne soit que très rarement possible de sortir des l’opposition totale entre nucléaire et renouvelables. Suis-je seul à croire que ces deux filières peuvent avoir un avenir parallèle ?
Un autre point assez marrant, on est pas passé de 3,3milliards à 6 puis 8,5. Mais de 1,5milliards à la fin des années 90 à 3milliards au début 2000, puis 3,3, puis 4,5milliards en 2006/7, puis 5milliards en 2008, puis 6 milliards en 2010, puis on devait annoncer 7milliards en 2011 mais campagne présidenteille et débat sur le nucléaire oblige on a reporté à après les élections (et c’est pire puisque ça intervient à l’ouverture du débat sur l’énergie ET à la finalisation des discussions aux UK sur le tarif de rachat du nucléaire à plus de 120€ du MWh) et du coup on y va on balance tout on met 8,5milliards pour être tranquille 2/3ans. On peut raisonablement estimer qu’on sera à 9milliards vu que le démarrage ne se fera qu’en 2017, vers la fin de l’année, voir en 2018. Et les interets intercalaires, ça court…. Autre point marrant, la date de mise en service, reculée tous les an d’un an, la par contre de 4mois seulement au…31 décembre 2016, bonne année 2017!! Super on est repartis pour 60 ans 🙂 Evidement on prépare le glissement à 2017 du démarrage. Du coup si on était logiques, en 2020 on aurait le REX suffisant pour lancer d’autres EPR. La stratégie d’EDF va donc être revue : – pas de souci on peut y aller dès 2017 avec d’autres réacteurs puisqu’on vous dit que ça marche. – au cas ou on prolonge quand meme les réacteurs existants à 60ans avec option pour 70ans. Des amateurs. Irresponsables. Et qui ont notre sécurité entre leurs mains.
« Ne jamais croire une entreprise cotée en bourse » Depuis le temps que je le dis !
Non vous n’êtes pas le seul. Les ENR se développerons en France grace au nucléaire pour deux raisons : – on a un parc amorti qui nous laisse une belle marge pour investir, si on taxe davantage l’électricité au lieu d’attendre que son prix fort soit lié aux contraintes de production – on a un bon réseau et beaucoup de gens très bien formés grace au nucléaire, et une grande expertise dans le domaine de l’énergie. Mais pour l’avenir, l’EPR est un mythe qui s’est déjà effondré dans les cerveaux de ceux qui dirigent chez EDF et dans les grandes boite de l’énergie (sauf Areva) depuis déjà 3/4ans. On a une seule solution de rechange : s’allier avec les chinois, se vendre corps et âme pour récupérer 3 miettes et prolonger artificiellement la filière, et même finir par devenir dépendants de la chine sur l’entretien, la maintenance, les brevets, etc… Ou alors on bascule dans « l’inconnu » (oulala ça fait peur) et on va vers un mix 100%ENR, qui nous rendra totalement indépendants au moins dès l’instant ou les capacités de production entrerons en service. mais ça va couter cher. c’est techniquement complexe. c’est nouveau personne ne l’a fait à très grande échelle. ça ne vous rappelle rien? Je vous le donne en mille : le nucléaire dans les années 70.
« Moi personnellement dans ma vie de tous les jours ca ne m’impact pas, ca n’est malheureusement peut etre pas le cas de employés de vinci et areva qui ont connu quelques mésaventures au niger par exemple. » A votre avis, une production d’électricité équivalente à la nôtre en fossile+ENR comme en Allemagne ou au Danemark provoque combien de morts par an ? Que ce soit pour l’extraction des matières premières comme par l’inhalation des fumées ? Plus ou moins que le nucléaire ? Les quelques études sur le sujet disent « plus ». Largement « plus ».
qui pourraient alimenter les ENR, la recherche des technologies de demain, c’est un invstissement passéiste et déja obsolète que la France est en train de faire c’est désolant nous creusons nous même la caveau où on va nous ranger. tout ce gachis de temps, d’argent, d’intelligence, d’énergies et de bonnes volontés. quelle énergie déployée à freiner la marche en avant du progrès! quelle énergie pour nous maintenir dans des vieux circuits qui les approvisionnent en rêve de futurs richesses! Si tout ces cerveaux de technocrates et d’ingénieurs, et si toutes ces sommes pharaoniques étaient appliquées à la recherche dans tout les secteurs de l’énergie du futur, la biomasse, l’éolien, les micro-algues, le solaire, la géothermie, …. et toutes les nouvelles technologies et aux développement durable, dans quel pays merveilleux nous viverions. quelle conditions de vie agréable et saine, quelle qualité de vie nous aurions, qualité d’air et d’eau, et niveau de vie général.
Oui merci à EdF qui nous alimente tous les jours en électricité, sans » black out » avec sérieux et disponiblité. Et qui gère toutes ces cenrales nucléaires ou thermique à flamme avec grande rigueur, il ne faut pas cracher dans la soupe tout le temps. Oui l’EPR a des surcoûts, oui les Areva, Vincy, Bouygue, Alstom et consorts chargent la mûle et abusent sûrement, mais sur 50 ans d’exploitation mini cela est « peanuts »..C’est une belle vitrine pour la France, et pour notre indépendance énergétique qui ne se préoccupe pas des conflits mondiaux et des profiteurs de tout poil qui s’enrichissent honteusement du cours de matières premières
¤ Le kwh « nucléaire nouveau » est nettement plus cher que l’éolien terrestre. Plus cher aussi que le photovoltaïque, au tarif T5 du 3e trimestre 2012 (10,51 cts/kWh), pour les installations de puissance supérieure à 100 kWc en général (mais simplement supérieure à 9 kWc ou 36 kWc selon les cas, si l’on regarde le détail des tarifs d’achat). Et la Batho qui voudrait baisser ce tarif à 8,4 cts/kWh avec effet rétroactif de plus de deux mois (au 1er octobre 2012).
Eolien Mais on vous a déjà dit que l’éolien n’est pas autonome et par conséquent il faut le coupler à autre chose (comme les capacités hydraulique sont limité, la solution mondiale c’est le gaz), donc on ne parle pas des coûts cachés de l’éolien, autant environnementaux que financiers. Pas autonome? tout simplement parce que sur toute l’Europe, la production éolienne varie + de 100fois par jour entre 4 et 50% de la puissance installée (0% de foisonnement au fait) donc il faut entre 1 et 3 kW de gaz par kW d’éolien installé… @Chelya Donc même processus miniers pour l’uranium que la plupart des composants entrant dans la composition des machines pour extraire l’énergie « renouvelable » en densité énerétique des millions de fois moins avantageuses que le nucléaire ou le chimique dans les gisements éoliens solaires et maritimes… vous remarquez que ensuite pour le transport, les machines (dont leur emprise au sol) et la pollution atmosphérique (le charbon aussi est radioactif d’ailleurs… demandez à Marie Curie), l’histoire n’est plus la même…
@Aphi: bravo pour la clarté de votre analyse et de votre discours. Il est rare de voir ici des gens qui prennent un peu de recul et qui « globalise » la question du mix énergétique (cohabitation du nucléaire et des ENR). En revanche je ne suis pas d’accord avec vous sur la « réussite » des projets EPR de Taishan 1 et 2, votre article date de plus de 2 ans (oct-2010) certe à cette époque le délais semblait être tenu, je ne suis pas sûr que ce soit toujours le cas… Personnellement, je suis d’accord sur le fait que si l’investissement (sur FA3) n’était pas rentable, EDF (entreprise privée à but désormais lucratif) se retirerait de ce projet et/ou abandonnerait l’EPR en général. L’avenir de l’EPR ne se joue pas uniquement sur les projets en cours mais sur la capacité de la France (des grands industriels Français: EDF, Areva, GDF, Total…) à être compétitif à l’étranger face aux industriels d’autres pays qui ont pris d’autres options techniques (réacteurs de plus faibles puissances, sureté passive…). Le vrai « test » pour l’EPR d’EDF/Areva se joue sur les Appels d’Offres à venir ces 5 prochaines années. On pourrait aussi parler de la légitimité de vos analyses de comptoirs qui tente de contredire les études technico-économique des spécialistes d’EDF qui planifient des investissements en intégrant des centaines de paramètres objectifs et dans le cadre de leurs contrat de service public avec l’Etat… De plus EDF semble avoir parfaitement conscience de la place que doit avoir le nucléaire dans le mix énergétique de demain mais la réorientation énergétique de la 5ème puissance mondiale demande du temps et de l’argent. EDF se servira de son outil de production rentable (son parc de 58 tranches nucléaires) et de sa compétitivité à l’étranger (CCG en Pologne, Hydraulique au Laos, etc.) pour réinvestir progressivement dans le développement des ENR avec les industriels concernés et dans le démantèlement des réacteurs nucléaires à l’arrêt (qui soit dit en passant est plutôt prometteur, Cf Démantèlement de Chooz et Brennilis).
Vous avew raison la source que je cite n’est pas des plus actuelles. J’ai essayé de trouver des infos plus récentes mais rien de très détaillé. Il semble néanmoins que les deux reacteurs de Taishan soient aujourd’hui encore toujours dans les clous, voir cet article paru ce jour: Bien sûr si quelqu’un a des infos plus précises je suis preneur. Salutations
¤ En Allemagne, le couplage éolien et solaire photovoltaïque marche assez bien, surtout aux heures de consommation maximale d’électricité, entre 9h et 17h. En ajoutant le biogaz, la biomasse et l’hydraulique, c’est encore mieux. On a aussi la cogénération chaleur + électricité, surtout en hiver, dont le rendement global est très supérieur à celui d’une simple centrale électrique. Cogénération beaucoup plus répandue qu’en France. En fin de compte, sur dix ans (2000-2010) et malgré une augmentation de 7,2% de la production d’électricité, la part du nucléaire a reculé de 29,4 à 22,7% et celle des combustibles fossiles a reculé de 62,7% à 58,7% (avec le gaz remplaçant le charbon). La part des renouvelables est passée de 6,9% à 17,5% de la production d’électricité (de 40 à 108 TWh sur une production totale passant de 576 à 618 TWh.
C’est bien beau de parler de la dérive effective du coût d’investissement de l’EPR et d’en déduire une dérive inadmissible du coût de production moyen de long terme du MWh et donc du prix de vente de MWh, sauf que je ferai deux remarques : 1) La dérive du coût de l’EPR de Flamanville n’aura qu’un impact limité, car c’est un réacteur sur 59 ou encore 1,6 GW sur 64,6 (63 + 1,6) soit 2,5% 2) Personne n’est capable de transformer facilement un coût d’investissement en prix du MWh pour la bonne raison que cela dépend essentiellement d’hypothèses financières jamais exposées. Pour mémoire, si l’EPR facture effectivement son kWh à 80 Euros pendant trente ans, cela signifie une recette globale de 27,6 milliards d’euros pour un facteur de charge moyen de 80% et de 31,5 milliards à 91%. Question : Quelles sont les hypothèses financières crédibles et détaillées qui montrent comment l’investissement initial de 8,5 milliards d’euros peut entraîner un tel coût du MWh pour couvrir les frais d’emprunt ?? D’autre part, je remarque que si EDF choisit une durée d’amortissement courte à demi-vie pour l’EPR (30 ans), il restera encore 30 années derrière où les Français bénéficieront d’un kWh pas cher provenant d’un système totalement amorti. Je remarque aussi que nous sommes déjà dans cette situation avec le parc historique des 58 réacteurs qui est en grande partie amorti.
Je ne comprends pas ce que vous souhaitez illustrer avec le graphique joint dans votre dernier post. Est-ce la phrase suivante : « Sachant qu’en plus les têtes de série sont toujours moins cher que les réacteurs suivant » ? Pourriez-vous clarifier car votre graphique illustre le contraire. Merci.
marrant toujours, les adorateurs du dieu EPR qui découvrent la réalité économique que leurs gourous connaissent depuis quelques années… Tiens ENI quitte l’EPR de Flamanville dont il possède 12,5% sur la base d’un prix de 3milliards. A EDF la totalité de l’ardoise. Tiens Centrica quitte le projet de Hikley point aux UK pour laisser EDF se débrouillser. Tiens CEZ en Tchéquie ne veut pas de l’EPR car aucune certitude sur le prix et le calendrier. Tiens les US ont refusé l’EPR sur leur territoire pour des problèmes administratifs basiques et Areva n’a même pas cherché à redonner le 3è exemplaire de K-Bis manquant. Tiens ça sent pas très bon tout ça. Maintenant on fait quoi? On va quand même pas s’assoir sur notre puissance industrielle dans le secteur de l’énergie ! J’oserai même un gros mot : RECONVERSION On a déjà perdu 10ans, merci à Lauvergeon, Oursel, Proglio, Sarkozy et Hollande et mention très bien à 90% du corps des mines. Bravo ! Si, si, j’insiste, vous avez fait très fort ! Et maintenant on fait quoi pour les salariés de base du nucléaire? On peut essayer de leur proposer autre chose que le même destin qu’ont nos sidérurgistes et qu’on eu nos mineurs de charbon.
Bonjour, Je partage ton point de vu et bien entendu que le consensus est toujours la meilleure des voie au moins dans la discussion… sinon ca n’avance pas… Mais qd on te ressasse que l’accident de Tchernobyl a généré 70 morts, que les déchets nucléaires ne sont ps un problème … ben c’est dur à entendre. Pour ma part je n’ai pas assez de connaissance en énergie pour vraiment apporter qq chose aux débats mais e^ntre des personnes qui pronent la simplicité volontaire et d’autres qui pensent que la course en avant à une toujours plus grande consommation énéergétique est le seul moyen de conserver ce qu’ils estiment ^tre leur confort… ben pour ma part le choix est vite fait
¤ Dans sa plaquette publicitaire de 2006, EDF indique un coût de construction de l’EPR de 3,3 Md€, une construction en 54 mois (4,5 ans) et un coût de l’électricité de 46€/MWh pour une durée de vie de 60 ans. Nulle part il n’est question que ce coût de l’électricité ne serait valable que pour les 30 premières années et que ce serait moins cher ensuite. La nouvelle valeur citée (107€/MWh) est basée sur les documents successifs de EDF et Areva (dont certains ont été prudemment mis à l’écart).
Invivable « si vous ne faite pas l’opération et la maintenance d’une centrlale nucléaire elle rendra invivable toute une région » C’est marrant à Fukushima, une centrale vétuste de toute première génération réacteur qu’on a même pas en France et même pas entretenue, c’est prise un tsunami et un tremblement de terre (qui ont ont fait des morts jusque dans les centrales fossiles), et pourtant toujours aucun mort par irradiation… Faudrait commencer à lire les études épidémiologiques, les seules personnes habilitées à compter les morts c’est pas Greenpeace, c’est les médecins… Eolien Déjà que vous faites quoi qu’il y a 50% d’éolien au Danemark… d’après l’AIE(2008), la reine de l’éolien, a 19% d’éolien 19% de gaz et le reste des fossiles comme je vous l’ai dit assurer de l’éolien avec du gaz en cas de défaillance du premier… et de la défaillance y en a, le pays est une passoire énergétique avec 31% d’exportations et 35% d’importations… l’intermittence ça a du bon… pour financer les centrales hydrauliques des voisins… je vous souhaite bien du plaisir pour reproduire ça au Japon… Pour le reste je suis peut être un débutant en énergie, mais vous il faut arrêter les psychotropes et commencer à faire des recherches documentaires, les chiffres ça ne s’invente pas. Et Ambiel, ce n’est pas l’avant-poste de Greenpeace, si vous voulez parler emploi, un retard pour l’EPR c’est des emplois sauvegardés alors réfléchissez pour la prochaine campagne d’adhésions de Gazprom, euh pardon Greenpeace.
Je repose ma qestion aux amateurs de milliards : Question : Quelles sont les hypothèses financières crédibles et détaillées qui montrent comment l’investissement initial de 8,5 milliards d’euros peut entraîner un tel coût du MWh pour couvrir les frais d’emprunt ?? Ambiel a répondu sur un autre article qu’il fallait prendre un taux d’actualisation de 10% et une durée d’amortissement légale de 17 ans. Mais avec ces données, j’ai beaucoup de mal malgré tout à obtenir un coût moyen du kWh atteignant les sommets avancés, même en prenant des coûts de fonctionnement assez élevés. J’observe aussi que si l’amortissement est réellement calculé sur 17 ans, alors l’EPR déjà amorti nous fournira de l’électricité à bas coût pendant les 43 années restantes. C’est pas mal… non ?
Très bonne idée de O.rage qu’on applaudit des 2 mains ! On prolonge de 10ans encore le chantier de l’EPR pour fournir du travail aux ouvriers polonais du chantiers et avoir encore quelques autres morts en accident du travail… Et dire que vous critiquiez le cout de chaque emploi dans les ENR, avec vous aux commandes, on aurait des employés du nucléaire millionnaires. Vous saisissez le problème de vos raisonnements? Quand au Danemark, très mauvais choix. Le danemark avait 92% de charbon il y a 20ans et a développé massivement l’éolien et la biomasse pour être aujourd’hui à 29% d’éolien et 12% de biomasse. Qui viennent remplacer autant de part de charbon à ne pas produire. Ils sont le pays qui a le plus progressé sur ses emissions de CO2 et ils sont aujourd’hui dans la moyenne européenne. Sauf Dan1 qui vous ajoutera leur transport maritime en oubliant d’ajouter le notre et surtout de comptabiliser notre trafic aérien… @Dan1 Toujours pas de réponse sur le Japon? Vous boudez toujours? C’est vrai que c’est une rude journée pour votre vision dogmatique et idéologique des réalités. 10% de TA c’est en réalité assez en dessous de la vraie vie. Sur des projets aussi risqués et avec le passif costaud on sera plutot à 12%. Mais tout dépend de la base que vous prenez pour ses couts de production. 20€ dans les rêves d’oursel, 30e dans ceux de proglio ou plutot 50€ indexé à 2% par an dans un vision durable et qui tient compte de toutes les externalités du nucléaire? Au final on sera à plus de 110€. Et si un jour vous payez les assurances dès la mise en service comme dans les ENR (et faut donc les amortir) on sera à plusieurs centaines d’euros s’il n’y a qu’un EPR, moins si on en fait 100 (à 600milliards l’accident nucléaire, et même à seulement 100milliards).
Vous faites partie de la très rare association des croyant en l’EPR. Désormais vous tenez dans une cabine téléphonique lors de vos réunions, Enel quitte le navire et abandonne l’EPR, Centrica aussi : EDF veut partir mais politiquement c’est dur à porter , reste plus qu’Areva, Dan1 et Bachoubouzouk.
Vérité En bref, tous ceux qui ne sont pas de votre avis d’anti-nucléaire »économiste briseur de vitres », est qualifié de pro nucléaire… pas étonnant que vous soyez détestés et que vous fuyez les débats… continuez comme ça vous verrez que vous êtes votre plus mauvaise publicité… cadeau : Vous prenez tellement souvent en otage ceux qui ne parlent pas qu’à la fin ils font leurs recherches 😉 grâce à vous j’ai bien compris que les anti-nucléaires ne se basent que sur des mensonges et des réécritures de l’histoire…
C’est dommage, car ils vont devoir payer plus cher pour rester dans le nucléaire. Et désolé de froisser vos croyances, mais les réalités économiques ne parlent pas pour vous en ce moment…. Le prix des ENR baisse, le prix du nucléaire augmente. C’est pas plus compliqué que ça. Et les courbes se sont croisées depuis un bon moment déjà.
¤ En ce qui concerne le graphique sur le coût des réacteurs, je constate qu’à deux exceptions US près, le coût des réacteurs augmente avec le temps, aussi bien en dollar constant qu’en franc constant (donc inflation déduite). D’autres études indiquent la même chose. Par exemple, en France et en francs constants de 1998 (inflation déduite) : Tranches CP1 : de 4,5 milliards de francs(98) pour Dampierre-1 à 6,7 MdF(98) pour Gravelines-6 Tranches CP2 : de 5,0 MdF(98) pour St-Laurent-B1 à 7,3 MdF(98) pour Chinon-B4 Tranches P4 : de 8,9 MdF(98) pour Paluel-1 à 9,8 MdF(98) pour St-Alban-2 Tranches P’4 : de9,9 MdF(98) pour Cattenom-1 à 13,3 MdF(98) pour Golfech-2 Tranches N4 : de 15,8 MdF(98) pour Chooz-B1 à 31,6 MdF(98) pour Civaux-2 C’est ce qu’on appelle une courbe d’apprentissage négative.
Progression En attendant, l’éolien toujours 2% de l’énergie mondiale le photovoltaïque 0,1% et le nucléaire 6%, et on connait le coût du nucléaire plus de coûts cachés, on attends toujours pour l’éolien et le photovoltaïque…
J’avais commencé à aborder le sujet dès hier soir sur un autre fil avec notamment Bachoubouzouc: Certes, tout celà commence à faire un peu tâche… Pour relativiser par rapport à certains posts ci-dessus, rappelons quand même: – que 2 Milliards d’Euros, c’est en gros ce que va couter par an au niveau actuel de développement du solaire en France la part « solaire » de la CSPE » pendant 20 ans, et non pas sur un « one-off », au consommateur francais. Chacun sa courbe d’apprentissage…. – que remplacer « 1600MW » d’EPR, qui va produire environ 13 à 14TWh/an ca peut se faire à service rendu identique du point de vue puisssance garantie et production , en installant par exemple: – 1600MW de PV qui vont produire environ 1,8TWh/an -plus 1600MW d’éolien terrestre qui vont produire environ 3,6 TWh par an -plus 1600 MW de cycles combinés gaz qui vont produire le reste soit 13-1,8-3,6=environ 7,6TWh, soit un facteur de charge d’environ 50%. Combien coute 1600MW de PV plus 1600MW d’éolien plus 1600MW de CCG? Bon, ça ne change effectivement rien au fait que le dérapage de l’EPR devient limite, c’est juste pour relativiser. –
Concernat le PV actuel au niveau actuel, ça va couter 2Mds€/an pendant 20 ans.
Je ne défends pas spécifiquement l’EPR (réacteur franco-allemand… c’est du sérieux), je fais simplement remarquer que la rentabilité dépend essentiellement des conditions financières du moment. Prenons un EPR qui produirait en moyenne 1 TWh par mois (taux de charge de 85,6 %, médium entre 91% annoncé et 80% estimation basse avec suivi de charge). Si EDF vend ce TWh à 110 Euros en moyenne dès le début d’exploitation, cela veut dire que notre EPR produirait 110 millions d’Euros de recette… chaque mois (1,32 milliard chaque année). Admettons qu’EDF ait emprunté 8,5 milliards à 5% sur 17 ans. Le coût du prêt serait au total de 4,1 milliards. Au total EDF devrait rembourser 12,2 milliards avec des mensualités de 62 millions d’Euros. Dans ce cas, il reste tout de même 48 millions par mois pour financer le reste dont les charges de fonctionnement et les bénéfices. 52 millions d’Euros/mois permettrait par exemple de financer entre 5 000 et 10 000 emplois permanents (je crois que c’est moins pour un EPR, maintenance comprise !). A mon avis un EPR très cher à 8,5 G€ reste rentable à moins de 110 €/MWh. Surtout que passé 17 ans, la charge de 62 millions d’euros par mois disparaît et l’EPR continue à débiter ses 12 TWh par an qui rapportent des dizaine de millions d’Euros… pendant 43 ans ! Enfin, ceci n’empêche pas que les dérives de Flamanville ne sont pas l’exemple à suivre.
¤ Parfois, il est plus sage de ne pas mettre de combustible dans un réacteur nucléaire tout neuf. Un réacteur nucléaire surgénérateur de 300 MW, à neutrons rapides et refroidit au sodium a été construit à Kalkar en Allemagne (en partenariat avec la Belgique et les Pays-Bas). Terminé en 1986 avec 7 ans de retard et un dépassement considérable du coût annoncé, il est finalement mis au rebut en 1991 sans avoir jamais démarré et sans jamais recevoir de combustible nucléaire. L’opposition des populations concernées a été la plus forte. Depuis, le site a été transformé en parc d’attractions, avec restaurants, salles de conférences … (Note : le sodium liquide s’enflamme à l’air et explose au contact de l’eau. Un feu de sodium est très difficile à éteindre). Pour l’EPR, ce n’est pas 107€/MWh pendant 17 ans, mais pendant 60 ans, selon les bases de calcul d’Areva et Edf (s’il tient le coup pendant 60 ans).
(Note : le sodium liquide s’enflamme à l’air et explose au contact de l’eau. Un feu de sodium est très difficile à éteindre). C’est bizarre, mais il a été plusieurs fois proposer de compenser l’intermittence des EnR par des grosses batteries au sodium et là personne ne trouvait à redire. Le sodium nucléaire serait-il différent ?
Pour les anti-nucléaires, tous les moyens se valent. A tel point qu’ils ont pris l’habitude de nous ressortir les mêmes bobards tous les 6 mois, quitte à se les faire retoquer à chaque fois. (Comptent-ils sur la bêtise ou la crédulité des lecteurs ?) Prenons en exemple la fameuse « courbe d’apprentissage négative », c’est à dire la baisse ou non de coût entre un réacteur tête de série et les suivants suivant l’effet du retour d’expérience. Les anti-nucléaires affirment ainsi traditionnellement qu’entre un réacteur tête de série et les suivants, le coût augmente. Mais là dessus on trouve deux écoles. Il y a : – L’école Chelya, celle de la manipulation. Chelya a pris pour habitude d’afficher un graphique qui donne le prix des réacteurs tous paliers et technologies confondus, et sans tenir compte de l’inflation. On mélange donc UNGG des années 60 avec les différents paliers REP d’après. Et on ne corrige pas une courbe d’une inflation qui à l’époque était à deux chiffres. – L’école Luis. Alors là, pas de pincettes ! Luis nous sort du bon gros bobard bien gras ! En voici en voilà des chiffres totalement faux tout drois sortis de son chapeau (en bon anti-nucléaire qui se respecte, Luis ne dévoile jamais ses « sources », afin d’éviter les pièges d’un vrai débat scientifique). Pourtant la vérité est bien connue depuis le rapport de la Cours des Comptes, et surtout depuis le rapport de la commission sénatoriale sur le coût réel de l’électricité (). Ainsi à la p115 de ce rapport, la commission sénatoriale (qu’on peut soupçonner de tout sauf de sympathies pronucléaires !) présente un tableau dans lequel elle détaille la différence de prix pour chaque palier entre la tête de série et les réacteurs suivants : +7% pour le CP0, -9% pour le CPY, -20% pour le P4, -22% pour le P’4 et -24% pour le N4. Donc non seulement cet effet d’apprentissage existe bel et bien, mais en plus il augmente avec le temps. Depuis le 19 juillet dernier, nous connaissons tous cette vérité (j’en avais alors parlé ici : ), mais nos amis anti-nucléaire préfèrent continuer à colporter leurs mensonges plutôt que de participer à un débat rationnel. Oui, l’EPR de Flamanville comme celui de Finlande ont visiblement été chiffrés sur des hypothèses de durée de chantier trop optimistes : Initialement 3,3G€ pour un chantier de 48mois, alors qu’il a fallu entre 4 et 12 ans pour construire chacun des réacteurs du parc nucléaire français. Mais oui, cela sera toujours rentable face à des ENR dont les écolos nous promettent toujours des chutes de prix baumgartneriennes, mais dont les prix se stabilisent dans la réalité autour de 82€/MWh pour l’éolien et autour de 180€/MWh pour le PV. Le tout sans tenir compte de coûts « cachés » en investissement sur le réseau (environ 80% des 30 à 50G€ que RTE doit investir sur 20 ans) ou en back-up. Et oui, cela sera toujours moins émetteur de CO2. Souvenez vous, l’écologie…
A Luis. « Pour l’EPR, ce n’est pas 107€/MWh pendant 17 ans, mais pendant 60 ans, selon les bases de calcul d’Areva et Edf (s’il tient le coup pendant 60 ans). » A mon avis les capitaux initiaux vont être bien rémunérés, car 107 € pendant 60 ans, à raison de 12 TWh par an, cela fait 77 milliards d’Euros au total. Voilà pour les recettes. Revenons aux dépenses et notamment au coût d’investissement : Donc Prenons un EPR qui produirait en moyenne 1 TWh par mois (taux de charge de 85,6 %, médium entre 91% annoncé et 80% estimation basse avec suivi de charge). Si EDF vend ce TWh à 107 Euros en moyenne dès le début d’exploitation, cela veut dire que notre EPR produirait 107 millions d’Euros de recette… chaque mois (1,28 milliard chaque année). Admettons qu’EDF ait emprunté 8,5 milliards à 5% sur 17 ans. Le coût du prêt serait au total de 4,1 milliards. Au total EDF devrait rembourser 12,2 milliards avec des mensualités de 62 millions d’Euros. Dans ce cas, il reste tout de même 45 millions par mois pour financer le reste dont les charges de fonctionnement et les bénéfices. 45 millions d’Euros/mois permettrait par exemple de financer entre 5 000 et 10 000 emplois permanents (je crois que c’est moins pour un EPR !). Mais bien évidement l’EPR ne s’arrête pas de produire à la fin du remboursement du prêt… il reste 43 ans de vie avec toujours 107 millions de recette chaque mois. La ça devient la poule aux oeufs d’or. Au fait, où se trouve le document EDF-AREVA qui donne 107 €/MWh ?
D’un côté on fait tourner un RNR comme il en a fonctionné un en France pendant quinze ans, et de l’autre on fait tourner du PV + des batteries au sodium chez monsieur/madame tout le monde pour une production équivalente. D’un côté on aura grand maximum de l’ordre de la dizaine de morts, comme dans toute installation industrielle, que ce soit lors de la construction, de l’exploitation, ou du démantèlement. De l’autre, on en aura des dizaines de milliers, comme tout ce qui touche au grand public : Dans les centaines d’incendie que ces batteries auront provoqué ou fait empirer, des intoxications, des infiltrations de solution acide dans les égouts, les nappes phréatiques, des explosions, des électrocutions en veux-tu en voilà, etc. Une ICPE dans chaque foyer, quelle bonne idée… Enfin, je suis quelque peu sceptique sur la possibilité pour chacun de consacrer une pièce entière (et de bonne taille) de son logement pour en faire un local à batteries. Bref, faut vraiment être écolo pour avoir des idées pareilles.
Tout à fait d’accord avec vous sur le PV qui coute un bras, on va pas refaire l’histoire. Juste qu’aujourd’hui on peut installer 10fois plus de puissance pour le même surcout. Et merci encore à EDF pour se gaver sur le tarif 600€ avec son parc de production solaire bien développé. Mais le surcout de l’EPR, à 60€ au dessus du prix de prod du mix et donc de la compensation CSPE c’est aussi du costaud : 12TWh à 60€ du surcout c’est 720 millions par an pendant sa durée d’amortissement (17-20ans) à compenser (ok pour 4fois plus de prod que les 2 premiers GW d’ultra luxe du PV), si on fait 30EPR comme la secte FED le propose on sera à 22milliards à rajouter aux factures. Autre chose qi m’amuse bien : « In a way, the last 24 hours have killed French nuclear finally because the cost makes it totally impossible to export and now you have one of the few partners actively withdrawing; it looks really bad, » said UBS analyst Per Lekander.
Pour le PV désolé mais nous sommes déjà à 110€ dans le sud de la France, et à moins de 100€ en Italie. Il a fallu 4ans à ce secteur pour passer de 600€ à 100€, dans les 4ans qu’il leur reste avant l’entrée en service de l’EPR (sauf énième retard), le PV aura passé sous la barre des 100€ partout en France. Et l’EPR aura largement dépassé la barre des 110€. Vous aurez toujours raison sur la qualité de l’élec de l’EPR (sauf accident) comparé à celle du solaire. Mais le solaire aura le droit économique de faire 10 à 15% de notre mix (sa limite sans stockage additionnel). On a progressé, non?
¤ Des éléments de batterie bien protégés et immobiles, c’est autre chose que 5.500 tonnes de sodium liquide (Superphénix) qui se promènent autour du combustible nucléaire et dans des tuyaux. Le réacteur expérimental à neutrons rapides de Monju, équivalent japonais de Superphénix en France, a été mis en service en août 1995. Trois mois plus tard, une fuite de plusieurs kilogrammes de sodium déclencha un immense incendie au sein du réacteur, qui aurait pu mener à une explosion. Conscients d’être passé à deux doigts d’un accident nucléaire majeur et face à la levée de boucliers des habitants et élus locaux, le gouvernement décida l’arrêt définitif du réacteur. La Court Suprême du Japon interdira par la suite sa remise en service en raison de graves manquements aux règles de sécurité. Mais en 2005, la Cour revient sur sa décision. En mai 2010, le réacteur est réactivé, 14 ans après son arrêt, puis suspendu de nouveau en raison d’un nouvel accident survenu le 26 août 2010 : la machine servant au transfert des combustibles, pesant plus de trois tonnes, s’effondre de tout son poids à l’intérieur du réacteur, heureusement vide. Il faudra attendre juin 2011 pour qu’elle soit retirée.
¤ Le coût de construction de l’EPR était vendu au bon peuple (et surtout aux politiques) pour 3,3 Md€ en 2006. Puis c’est 4 Md€ en décembre 2008 et 6 Md€ en juillet 2011. Maintenant, EDF annonce 8,5 Md€, forcé par la réalité. En plein débat sur la transition énergétique et en négociation avec les anglais pour un prix garanti de l’électricité nucléaire, EDF mettrait-il sur la place publique le coût de son kWh EPR ? Laissons un peu de temps à l’entreprise pour avaler sa dernière couleuvre. Une fois passé les difficiles débats du moment, peut-être auront nous l’annonce du nouveau coût du MWh EPR dans une conférence au public limité et sans communiqué de presse. Comme il a été dit, EDF indiquait en 2006 un coût de construction de l’EPR de 3,3 Md€ et un coût de l’électricité de 46€/MWh pour une durée de vie de 60 ans. En décembre 2008 et pour 4Md€, le coût de l’électricité était annoncé à 54€ le MWh avec une date de mise en service maintenue en 2012. On sait ce qu’il en est. Une présentation d’Areva (retirée de son site) annonçait un coût moyen pour les EPR (pas pour le 1er ou le 2e) de 50 à 65€/MWh en avril et en juin 2009. La valeur de 60€/MWh était reprise dans un rapport d’octobre 2010. La présentation (ppt) de 2009 avait l’intérêt de montrer la répartition entre le coût du capital et les autres coûts (exploitation …) dans le coût total du MWh : 70% pour le capital et sur la base de 4Md€ pour la construction. Donc 42€ pour le capital et 18€ pour le reste sur les 60€/MWh en 2009 et 2010. Sans sortir de Polytechnique, tout lecteur ayant le niveau du « certificat d’études » du temps passé peut se fonder sur les bases de calcul d’Edf et Areva pour en déduire le coût nouveau du MWh EPR. En juillet 2011, les 42€ du capital passaient à 63€, pour un investissement passant de 4 Md€ à 6 Md€. Donc 63 + 18 = 81€/MWh, valeur déjà citée. En décembre 2012, les 63€ du capital passent à 89€, avec un investissement devenu 8,5Md€. Donc 89 + 18 (supposé inchangé) = 107€/MWh. Mais les 18€ (tout le reste) ont dû augmenter aussi depuis 2009. Disons à 21€, ce qui nous fera un coût total de 110€ le MWh. Voila des données précises, sans faire d’acrobaties sur le taux des emprunts et leur durée. Note : Aux informations, il était indiqué 110€ le MWh. Ah oui, ce sont des journalistes …
UBS vous donne raison et estime le cout du MWh EPR à au moins 105€ : Et c’est pas fini… sauf pour l’EPR
« L’EPR de Flamanville n’est pas le bon moyen pour fournir de l’énergie à un prix adapté. » Telle est l’explication donnée par Anthony Parsons, directeur commercial d’Enel France, pour justifier le retrait de son entreprise du réacteur nucléaire en construction. Le responsable d’Enel s’exprimait ce mercredi 5 décembre à l’occasion du colloque Smart Energies for Factories.
Beaucoup de guignols ici s’émeuvent des surcoûts du chantier difficile de l’EPR de Flamanville, et s’outrent de cette somme de « 2 milliards » de surcoût. Mais, ce sont « 2 milliards » par an que nous surcoûte le PV en France, pour une production dérisoire, chaque année pour 20 ans. Et est-ce que ce boulet renouvelable attaché au pied de toute une génération va servir à créer une filière PV en France ? Bah non. Bref, on compte sur vous pour chaque année titrer chaque année : « Le photovoltaïque en France : 2 milliards de surcoûts »
« Comme l’année dernière, le photovoltaïque en France : 2 milliards de surcoûts… et toujours pas d’usine ! » Si seulement tous nos aimables contradicteurs pouvaient aller démarcher quelques banques, les convaincre eux (plutôt que nous) du bien fondé de leur position, et de financer une usine de PV française. S’ils ne déployaient que 50% de leurs efforts à essayer de faire un truc un peu constructif, peut-être pourrions-nous équiper nos toits de PV « Made in France ».
D’une part l’EPR derrière c’est 720millions de surcout par an pendant 20ans du fait du tarif de rachat de 110€ D’autre part comment voulez vous qu’un industriel soit assez fou pour investir dans une usine de PV en France avec la bande des nucléocrates qui vous explose le secteur tous les 6mois… Donnez 5ans de stabilité au secteur et vous aurezune filière industrielle. Mais la valeur ajoutée pour le PV c’est pas sur les 30secondes d’assemblage par panneau mais surtout sur l’exploitation sur 30/40ans de chaque centrale. Et le matos électrique, les onduleurs, etc ça c’est fait en France. Schneider, Saft ont leurs usines en France. Et une petite question : vous savez ou sont fabriquées les cuves de vos EPR? Au Japon….
>> »D’une part l’EPR derrière c’est 720millions de surcout par an pendant 20ans du fait du tarif de rachat de 110€ » Bah heu… c’est bien pour cela qu’on vous répète que votre chiffre de 110 € pendant 20 ans n’a pas de sens C’est compliqué de discuter avec vous >> »D’autre part comment voulez vous qu’un industriel soit assez fou pour investir dans une usine de PV en France avec la bande des nucléocrates qui vous explose le secteur tous les 6mois… » Ah ah le « lobbye » excuse à toutes vos faiblesses. Bref… allez donc essayer de construire une usine PV en Allemagne (ou le lobbye nuke est achement puissant, hein ?), on en reparle quand vous serez chef d’entreprise, d’accord ? >> »5ans de stabilité au secteur » Bah non, les tarifs d’achat sont prévus pour être dégressifs, vous voulez quoi encore ? >> »vous savez ou sont fabriquées les cuves de vos EPR? » Continuez sur cette voie et vous allez nous affirmer que la filière de l’EPR est japonaise 😀
« Pour répondre à la question de sicetaitsimple, avec 8,5 milliards d’euros on produit autant d’électricité solaire dans le sud de la France qu’un EPR ». D’une part c’est faux (où alors prouvez-le), d’autre part ça produit effectivement beaucoup d’électricité mais en « été » et dans la journée seulement, enfin ça ne répond pas du tout à la question posée que je vous invite = relire! Bref, tout faux!
N’empêche on s’amuse bien au cours de ces discussions surréalistes… J’y apprend grâce à mon interlocuteur que le gros machin circulaire que j’ai vu en cours de fabrication à l’usine de St-Marcel n’était pas une cuve de réacteur, mais une casserole géante commandée pour le concours de la plus grosse soupe mondiale. Va falloir réviser vos classiques de l’antinucléarisme primaire, mon cher Ambiel. Bref, à quelle que chose malheur est bon, je me suis pris à repenser aux dizaines de millions d’investissements dans Industeel au Creusot, pour augmenter justement la productions d’acier nucléaire, projet dont on ne parle plus beaucoup. Quelqu’un a-t-il des nouvelles de ce projet ?
¤ A un moment, il faut savoir arrêter les frais. Cela est valable pour l’EPR. En Autriche, le réacteur construit à Zwentendorf n’a jamais été mis en service, suite au référendum de 1978 qui interdit toute construction ou mise en service de réacteur nucléaire. En Espagne, la construction de la centrale nucléaire de Lemoniz (deux réacteurs) a été abandonnée en 1981 (attention, au Pays Basque, ça ne rigole pas). L’Italie est sortie du nucléaire par référendum en 1987 (à 70%), avec confirmation par un autre référendum (à 95%) en juin 2011. Les réacteurs en activité ont été arrêtés entre 1987 et 1990. Les deux réacteurs de Montalto di Castro (le Plogoff italien), presque terminés, ont été abandonnés. Depuis, une des plus grandes centrales solaires du monde a été construite sur le site nucléaire abandonné. En Crimée (Ukraine), le réacteur nucléaire de Chtcholkine (1.000 MW) a été abandonné, alors qu’il était presque terminé. Mais il était placé sur un site instable du point de vue géologique et sismique. Alors, après Tchernobyl … Aux Etats-Unis, la construction de quarante réacteurs, dont certains étaient proches de leur achèvement, a été abandonnée entre 1977 et 1990. Cela a aussi été le cas dans d’autres pays.
ha ha demandez à ce cher Bachoubouzouk on sont fabriquées les cuves des EPR en construction. Vous allez être surpris. Elles sont fabriquées au Japon ou en Chine : Et celle en Europe sont assemblées en France mais à partir d’élements fabriqués au Japon : Et oui j’ai des nouvelles du projet dont vous parlez : il est dans les cartons au 3eme sous-sol sous 20cm de poussière.
Et Industeel est en « pleine forme », en plus ça appartient à Mittal 🙂
Pour être plus clair, le projet dont vous parlez a été abandonné en 2010. Merci au passage pour votre façon de donner des leçons de manière mérpisante. Je suis tout sauf un anti-nucléaire primaire. Je suis pragmatique. Le parc actuel en France est une chance pour faire la transition énergétique, on part de couts vraiement bas qui nous donnent une énorme marge de manoeuvre si on veut bien s’en servir. Et je suis absolument contre l’arrêt brutal de notre parc nucléaire actuel, un calendrier étalé sur 20/30ans avec une fermeture progressive des réacteurs entre 40 en 50années d’utilisation est le plus raisonnable. Et nous aurons toujours besoin de nucléaire, pour nos application médicales et pour notre dissuasion militaire (même si là on devrait la mutualiser au niveau européen). Et grace à vous, nous en avons pour 100 000ans à gérer les déchets.
« Je suis tout sauf un anti-nucléaire primaire. Je suis pragmatique. Le parc actuel en France est une chance pour faire la transition énergétique, on part de couts vraiement bas qui nous donnent une énorme marge de manoeuvre si on veut bien s’en servir. » Alors pourquoi vouloir fermer Fessenheim, si c’est une telle opportunité pour faire la transition énergétique ? Même vous, qui pourtant annonez à longueur d’année les « éléments de langage » des écolos (la plus vieille, faille sismique, etc), vous devez bien finir par vous rendre compte que ce ne sont que des conneries à destination des médias, partagées par aucun spécialiste à commencer par l’ASN ?
C’est pas moi qui décide 🙂 Je suis d’accord avec vous sur le fait que c’est politique avant tout. Mais c’est quand même aussi celle sur laquelle il y a le plus de doutes (radier, simique, inondation, attentat, chute d’avion, forte densité de population, la plus agée).
« C’est pas moi qui décide 🙂 » A moins que vous ne soyez qu’un community manager (rhoooo) payé par le lobby ENR/écolo, c’est tout de même vous qui décidez ce que vous dites, non ? Et pourtant vous ne vous privez pas de matraquer systématiquement leurs motto, non ? « Mais c’est quand même aussi celle sur laquelle il y a le plus de doutes » Dans la tête de quelques illuminés oui. Dans celle de gens qui savent de quoi ils parlent, non. Je rappelle que l’ASN (sous réserve de travaux qui vont être réalisés) et EDF (qui n’est pas remplie de fous sanguinaires) ont accepté de prolonger sa durée de vie de 10 ans. Et avec les travaux qui ont été réalisés lors de la visite décénale, c’est même une des centrales les plus sûres du parc.
Bah vous auriez traité d’illuminé les gens qui parlaient des risques à Fukushima. Vous auriez d’abord refusé de les écouter, puis vous vous seriez moqué : « un tremblement de terre de 9 et un tsunami de 20mètres? et pourquoi pas un crash d’avion de ligne sur une centrale tant que vous y êtes? » Je vous rappelle que l’ASN a conditionné toute prolongation à des travaux avant l’été 2013. Et qu’il s’agit quand même de la centrale la moins sûre avec celle de Blaye, celle du Tricastin et celle de Chooz. Mais elles restent toutes très sûres, j’en suis bien conscient. On va voir comment le radier de 1,5mètres (4m à fukushima) va être épaissi. En fait il ne peut pas être épaissi. Il n’y a que 60cm d’espace dispo, on peut à la rigueur ajouter 30/40cm, du coup c’est sur les propriétés des matériaux de cette couche fine que tout va se jouer pour l’ASN. A suivre. Au fait, une bonne nouvelle pour votre industrie, EDF s’est accordé avec la DECC (UK) pour repousser à l’été 2013, juste après la fin du débat sur l’énergie en France le montant du tarif de rachat de l’électricité nucléaire. Bien joué, d’ici là ça reste confidentiel. Tu m’étonne, annoncer au milieu du débat : « on a besoin de 120€ du MWh et d’une garantie d’injection sur un facteur de charge de 80% » ça la fout très mal.
Ca tombe bien Chelya, puisqu’un réacteur de type REP est d’ores et déjà en cours de démantellement à Chooz, il n’y a donc pas lieu de se presser pour fermer Fessenheim. Quand au fait que « on est sur des sommes qui peuvent mettre en péril toute l’économie française quand même », c’est plutôt flatteur de votre part de donner une si grande importance au nucléaire en France !
Après ya un problème de place, si on ferme fessenheim, ça permettra peut-être au parc de booster son facteur de charge moyen qui est absolument minable depuis 10ans. Au final je prend le pari que les « pertes » de Fessenheim seront totalement compensées par une hausse de ce FC nucléaire. Et de manière plus générale, regardez les allemands : leur plus fort pic de conso date de …. 2002 ! Ils ont totalement maitrisé leur conso et … elle baisse alors qu’ils ont gagné de lindustrie électro-intensive. En France, notre pic de conso a gagné sur le même temps …. 30% !! Vous trouvez ça normal? C’est comme la facturation du Trupe, la bulle solaire due à EDF EN, l’EPR, Constellation, etc… que des scandales qui auraient provoqué des séismes politiques partout sauf en France. Pas le moindre début de petite remise en question, pas le moindre début de commencement de discours teinté d’humilité. Mépris, Arrogance, Je m’enfoutisme. Merci EDF.
« Bah vous auriez traité d’illuminé les gens qui parlaient des risques à Fukushima. Vous auriez d’abord refusé de les écouter, puis vous vous seriez moqué : « un tremblement de terre de 9 et un tsunami de 20mètres? et pourquoi pas un crash d’avion de ligne sur une centrale tant que vous y êtes? » » Non, la situation n’est absolument pas comparable (et vous le savez parfaitement). A Fukushima il y a eu des écarts majeurs, des fautes graves. A Fessenheim, il y a une Autorité de Sûreté compétente, indépendante et puissante qui a donné son avis. « il s’agit quand même de la centrale la moins sûre avec celle de Blaye, celle du Tricastin et celle de Chooz » Mais qui êtes vous pour affirmer cela ?? Vous n’en savez absolument rien ! Déjà que les journalistes sur lesquels vous vous appuyez pour fonder votre opinion n’en savent rien et débitent conneries sur conneries !! « Au fait, une bonne nouvelle pour votre industrie, EDF s’est accordé avec la DECC (UK) pour repousser à l’été 2013, juste après la fin du débat sur l’énergie en France le montant du tarif de rachat de l’électricité nucléaire. » Non c’est une mauvaise nouvelle. On reporte ici des décisions de construire qu’on attend déjà depuis bien longtemps. De plus il serait stupide de ne faire un débat que sur le coût de différentes énergies qui ne polluent pas de la même manière et ne rendent pas le même service. « Après ya un problème de place, si on ferme fessenheim, ça permettra peut-être au parc de booster son facteur de charge moyen qui est absolument minable depuis 10ans. Au final je prend le pari que les « pertes » de Fessenheim seront totalement compensées par une hausse de ce FC nucléaire. » Encore une fois, ne parlez donc pas d’un domaine que vous ne connaissez pas, vous ne faites qu’enchainer les contrevérités. Le taux de charge depuis 10 ans n’est pas une question de surcapacité (la consommation augmente, un tel problème devrait alors en toute logique diminuer) mais une question d’étape clef dans la maintenance. Nos centrales sont à mi vie et nos arrêts durent longtemps (et prennent souvent du retard) pour leur donner une nouvelle jeunesse. Ce taux de charge est aussi une conséquence d’un plan d’économies réalisé au moment de la privatisation d’EDF et qui a provoqué le report de certaines opérations de maintenance, avec une influence sur la dispo. Donc non, il n’y a pas un problème de « place » pour Fessenheim, au pire personne ne crachera sur les exportations, et c’est une connerie à tout point de vue de la fermer. Et franchement votre haine contre EDF vous donne vraiment des oeillères pour penser que ce qui s’y passe n’est pas exactement la même chose que dans toutes les autres entreprises. EDF a en plus la caractéristique que ses choix, y compris les plus cons, lui sont souvent dictés par l’Etat.
Mais, non à l’avenir, EDF ne va pas exporter à midi en été puisque qu’on aura à notre disposition des moyens de stockage de masse de l’électricité sur de longues constantes de temps. Le nucléaire va forcément bénéficier des retombées des recherches et des développements réalisés pour les EnR.
>> »Et celle en Europe sont assemblées en France mais à partir d’élements fabriqués au Japon » Hé bin voilà !!! Vous avez donc révisés vos antiennes !! Maintenant la questions à 2 balles : quelle est la part des éléments japonais ? Concernant Industeel, clairement vous êtes un peu trop lourdeau pour comprendre que la question ne s’adressait pas à vous ; néanmoins, malheur est bon : votre réponse est instructive sur votre totale adéquation avec le moule du « lobbyste vert », qui nous fabrique pour notre malheur des Ambiel en série. Vous avez l’air de trouver les difficultés du projet Industeel amusantes : votre rire sinistre montre bien votre total mépris pour les projets qui cherchent à créer des emplois en France. On peut relier cela également avec votre désir morbide d’étrangler la population par un coût prohibitif de l’électricité, de générer de la pauvreté et du chômage, mais tout cela avec le sourire sous des éoliennes importées et qui essayent de tourner un jour sur cinq. Je ne suis pas inquiet. Tout cela commence de plus en plus à se voir.
« Vous allez exporter à qui à midi en plein mois de juillet ? » A midi en juillet, peut être pas à grand monde. Mais le restant de la journée et de l’année, ça fait beaucoup… Rappelons que dans des réseaux où l’intégration des ENRi est toujours limitée, il reste toujours 60 à 70% de fossile qu’il est bon d’économiser.
Vous le savez, Chelya est un peu sûr de lui, abrité derrière le paravent de l’obligation d’achat. Une fois l’obligation d’achat levée, et tous le PV produisant en même temps à midi, je ne donne pas cher de la moindre rentabilité économique au PV. Comme les « courbes se croisent » attendons la suite.
Vous me decevez. je passe sur les rapports de classements de l’ASN sur les centrales les moins bien notées. Par contre sur le facteur de charge, je vous accorde le bénéfice du doute sur votre intention, on va juste dire que vous vous trompez. Regardez le dernier rapport de RTE sur le sujet. Ou plus parlant. Regardez la courbe de production sur les 8mois de l’année qui ne sont pas en hiver. La nuit on descend parfois à….30GW de nucléaire allumé sur 63GW pour revenir à 45/55GW la journée sur le pic de midi. C’est un fonctionnement en semi-base du à notre sur capacité qui elle-même est due à notre sur-équipement en chauffage électrique qui lui même conduit à des pics à plus de 80GW sur moins de quelques jours cumulés par an. Et notre parc doit du coup être dimensionné pour pouvoir atteindre 100/10GW du fait de ce sur-équipement. Bref vous pouvez dire ce que vous voulez, vous savez que j’ai raison, et je me suis bien gardé ici de donner des proportions pour ne pas vous faire fondre une durite de rage. Et je n’ai pas de haine contre EDF, je suis juste très énervé par leur incompétence incroyable, du même niveau, bien que pas sur les mêmes causes, que TEPCO. Comment expliquer que Proglio reste en place malgré constellation, l’EPR, le Turpe, la performance boursière, l’endettement abyssal, l’absence de prise de parts significatives sur le marché ENR mondial? Chacun de ces éléments, et j’en oublie beaucoup, justifierait à lui seul sa démission immédiate. @Eloi vous reportez votre exaspération de ma personne sur les éoliennes, c’est marrant. Les cuves de l’EPR ont leurs éléments fabriqués au Japon et pour 1 seul EPR assemblé en France. Super. Pour le PV c’est l’inverse, on fabrique beaucoup d’éléments en Europe et on assemble en Chine. L’assemblage, c’est le degré 0 de la valeur ajoutée. Mais bon. Si vous lisiez ce que j’écris, vous vous rendriez compte que je suis le 1er à déplorer la casse de notre industrie. Par la faute de gens comme vous, enfermés dans leurs certitudes des années 70 qui n’ont pas vu le monde changer et s’arcboutent sur des idées dépassée. Aujourd’hui le nucléaire décline salement, les ENR sont en croissance partout. Mais bon, continuons à ne rien voir, à laisser les chinois prendre notre techno nucléaire dans l’espoir vain de notre part d’esperer récupérer des miettes, de voir toute notre fonderie et notre forge nucléaire passer sous pavillon chinois et de laisser en place les dirigeants de nos groupe en place malgré des résultats épouvantables. Toute cette industrie aurait pourtant énormément de choses à faire dans les ENR. Savez vous que le leader mondial de roullement pour éoliennes (50% du marché mondial, 30% du marché chinois) pour ces pièces énormes qui servent aux multiplicateurs, aux rotation des nacelles pour suivre le sens du vent et aux rotations des pales pour suivre la force du vent est français? Savez vous qu’il y a plus de 300 entreprises industrielles qui fabriquent des multiplicateurs, des nacelles, des pales, des mâts, des grues, des fondations, des camions de transport, etc? Savez vous que par exemple une Repower est fabriquée à plus de 50% en France? Un Enercon à plus de 60%?, Une Vergnet à 100%? Qu ‘Alstom est en train de prendre sa place parmi les leader mondiaux de l’éolien terrestre avec ses nouvelles turbines?
Zig Zag des Prix. « Une fois l’obligation d’achat levée, et tous le PV produisant en même temps à midi, je ne donne pas cher de la moindre rentabilité économique au PV. » On nous promet la flambée des prix de l’électricité et on commence à voir l’inverse avec des prix parfois négatifs. En janvier, c’était à cause de l’éolien, en juillet (ou fin mai en allemagne) ce sera à cause du PV. Et quand l’éolien et le PV donneront à fond ce sera les soldes. Effectivement, le marché va sérieusement fluctuer à mesure que les GW arrivent et la rentabilité risque de s’effondrer. Sauf que ces deux EnR ne sont pas une économie de marché ou la concurrence est libre et non faussée. Le PV et l’éolien sont dans une économie administrée par les Etats (hou les vilains mots) et massivement subventionnées.
« C’est un fonctionnement en semi-base du à notre sur capacité qui elle-même est due à notre sur-équipement en chauffage électrique qui lui même conduit à des pics à plus de 80GW sur moins de quelques jours cumulés par an. » Si on était tellement en surcapacité, alors comment expliqueriez vous qu’on continue à faire fonctionner du fossile à longueur de journée durant l’été ? C’est polluant, c’est cher, la logique voudrait alors qu’on les stoppe au profit du nucléaire. La vérité est que la maintenance des centrales étant effectuée principalement en été, on se retrouve parfois à faire fonctionner du fossile (en plus de la très bonne production hydraulique pour la saison) pour compenser. En clair, on se débrouille pour que les capacités de production, qui évoluent durant l’année en fonction des périodes de maintenance, évoluent avec la consommation. Après il reste le jour/nuit et semaine/week-end, mais ça vous n’y pourrez pas grand chose quelque soit le mix de production et de chauffage. Bref, je le répète, restez sur un domaine que vous connaissez plutôt que de baratiner. « Bref vous pouvez dire ce que vous voulez, vous savez que j’ai raison, et je me suis bien gardé ici de donner des proportions pour ne pas vous faire fondre une durite de rage. » Lol.
Vous mettez le doigt là ou ça fait mal 🙂 Effectivement ce prix de gros est un problème. Une chance pour les électro-intensifs et les gros industriels, mais un problème d’autant plus fort pour les particulier. J’ai ma petite idée de comment on va gérer ça au niveau européen mais ça va prendre du temps et en attendant c’est le particulier qui va payer (plus) pour ce problème quand les ENR atteindrons une parti significative en France. (4/5% du mix pour le PV, 8-10% pour l’éolien, et moins si on combine les 2)
Donc il ne reste vraiment qu’un dinosaure : le couple EDF/AREVA 🙂 Mais même eux sont en train de changer, il faut juste mettre à la retraite la génération des Dan1 et Bachoubouzouc 😉 ça va être rapide, la moyenne d’age des travailleurs du nucléaire est de 52ans et ils ont un régime spécial qui leur permet de partir à 57ans. Dans 5ans, 50% d’entre eux seront à la retraite. Bon ils continuerons à nous faire ch…., avec leurs asso anti-ENR, et ils auront du temps pour ça.
Sinon je trouve assez cocasse de vous voir reprocher au couple nucléaire+chauffage électrique de provoquer des surcapacités alors que vous prônez le couple ENR+CCG… On pourrait dire que c’est l’hôpital qui se fout de la charité, mais ce ne sera pas la première fois.
A Ambiel Finalement, sous des apparences plus policées vous êtes un antinucléaire très classique, ça transpire de temps à autre : « Bon ils continuerons à nous faire ch…., avec leurs asso anti-ENR, et ils auront du temps pour ça. » Vous n’aimez pas les débats argumentés ? Dommage, je ne travaille pas chez EDF et je ne fais pas partie d’une association. Vu que les antinucléaires envahissent régulièrement les forum, je retourne le compliment : « Bon ils continuerons à nous faire ch…., avec leurs asso antinucléaires, et ils auront du temps pour ça. » Au fait vous faites partie de quelle association ?
C’est quand même marrant, je me radicalise à votre contact. Vous aussi? Je devrais peut-être me regarder dans un miroir, sans doute que mes propos sont trop souvent excessifs. Mais quand même. je suis le premier à reconnaitre les limites des ENR, du modèle tout ENR qui n’est encore qu’une utopie. De votre coté, jamais aucun doute, aucune remise en cause, aucune auto-critique, rien que dalle. Hallucinant. En fait je devrais peut-être faire comme vous, ne jamais répondre sur les faiblesses et les limites des ENR et systématiquement retourner sur celles du nucléaire. Mais c’est stérile. je vais donc continuer à vous dire que vous avez raison de pointer les insuffisances des ENR, continuer à essayer de vous montrer les alternatives, pistes et solutions possibles et à m’enerver sur les faiblesses du nucléaires qui ne provoquent chez vous aucun espèce de remise en question. Mais quand même, les erreurs répétées, énormes, d’EDF ces 10 dernières années ne vous posent aucun problème, pour vous c’est comme cela qu’on gère les choses? Si le nucléaire est une impasse économique dans le futur, je dis bien « si », pour vous il faudrait quand même continuer? Là je vous demande quelque chose de très difficile, d’imaginer un instant le truc absolument impossible que le système nucléaire soit moins économique que le système ENR. Même dans ce cas, vous voudriez continuer? Et je ne fais pas partie d’une association, je suis dans un truc ou discuter avec vous me permet de me former sur ce marché de l’énergie sur lequel je travaille depuis pas si longtemps que ça… Une très très très grosse boîte chargée de faire du conseil et de la stratégie. Et où je ne pourrai pas écrire le 10è du 100è de ce que j’écris ici, mais ou j’ai accès à pas mal d’info 🙂
Un EPR à 8milliards au lieu de 4 ou 5, c’est une déroute Areva qui ne sera payée que par eux car ils ne facturent rien aux particuliers. EdF ne payera que les 3-4 du contrat. Si les autres EPR se réalisent au double du coût marché (5milliards max, soit 3400€/KW) pour sa puissance, il crèvera. Le courant sera-t-il plus cher en France? Non, car au cas ou même EdF payerait la rallonge de 4 milliards par pitié pour Areva (?) elle ne sera payée qu’UNE fois pour 60ans et au sujet d’une fourniture de 11TWh/an. Que coûtent les solutions éolo-PV actuelles? 5 milliards par an pour 13Twh de 2012, soit en gros 4.6milliards d’€ par an pour l’équivalant EPR (avec en sus une extrème variabilité qui va – et cela sera long à admettre par les écolos – coûter en sus 80% au titre des réseaux et équilibrages. Mais restons sur les 4.6/an durant 60ans, cela fait 276milliards d’€ et personne n’a le courage d’en parler. Alors ces 2 ou 4 milliards imprévus sont de la menue monnaie par rapport aux gaspillages déjà induits par cette folie de renouvelables erratiques. Revenez sur terre les écolos si vous ne voulez pas raser les murs dans 10ans et toute votre vie quand cette bulle aura éclaté. Si vous voulez qu’on vous écoute, choisissez au moins des renouvelables saines: petit hydraulique, biomasse terrestre ou marine, géothermie. Il y a bien d’autres réacteurs tout aussi sûrs: AP1000, ATMEA1, ESWR qui sont en dessous des 3000 qui semontent partout dans le monde, davantage que 55 en cours de construction…
A ambiel. « Et je ne fais pas partie d’une association, je suis dans un truc ou discuter avec vous me permet de me former sur ce marché de l’énergie sur lequel je travaille depuis pas si longtemps que ça… Une très très très grosse boîte chargée de faire du conseil et de la stratégie. » Votre entreprise à l’air sympa, elle vous laisse plein de temps pour vous former et en plus vous êtes payé pour intervenir sur Enerzine. Le problème, c’est que si j’arrête mon bénévolat sur Enerzine… Patatras, fin de la formation pour Ambiel. J’espère que d’autres prendront le relais car ce serait bête de laisser tomber Ambiel. Pour ce qui me concerne, je ne me radicalise pas à votre contact, mais je peaufine ma connaissance intime des arguments des antis ceci et des antis cela et surtout je progresse dans la connaissance des différentes tactiques d’intervention sur les forums.
Désormais, c’est 10€ le post. Il y aura peut-être un fee d’Enerzine, vous voyez ça avec eux…. Si vous regardez mon historique sur 60 jours, ça va vous couter cher….
Allez un peu de réalisme et de raison. Il faut la terminer cette bouilloire atomique. De toutes façons il vaut mieux vaut faire une c… à fond qu’une bonne chose à moitié. Et comme l’argent ne tombe pas du ciel, je propose à l’instar de Corine Lepage de lancer une grande opération d’appel à la générosité des français – un genre d’Eprthon – pour permettre d’éponger chaque année en douceur les petits milliards de dépassement indispensables à la réalisation de ce beau projet qu’on aime. (8 ou 9 milliards c’est quoi ? Tout juste le déficit des caisses d’assurance vieillesse ce qui n’est pas une grosse affaire) Même s’il faut rogner un peu sur votre budget de déplacement aux restos du coeur, soyez charitables et gardez à l’esprit le bel adage « Tout ce qu’on garde pourri, tout ce qu’on donne fleuri ! (ou champignonne) » Le 28 décembre serait une date tout à fait propice pour cette collecte ! Autre possibilité, donner un jour de travail comme pour les petits vieux sujets au desséchage estival. On peut partir sur le 29 juin – au début de l’été et jour de naissance du petit HP – chacun à son niveau aura à coeur de travailler dans la joie pour contribuer à l’avènement de cette cocotte minute magnifique qui fait déjà tant d’envieux…
C’est vrai pourquoi pas une EPRthon pour récolter des fonds. Eh ben, c’est exactement ce que fera tout seul l’EPR en léger différé à partir de 2016. Le meilleur Téléthon, celui de 2006, a rapporté 107 millions d’Euros. Le futur EPR sera capable de rapporter cette somme en 1 à 2 mois (selon le prix du MWh). En imaginant qu’EDF finisse par nous vendre ses MWh à 107 Euros, la machine produisant environ 1 million de MWh par mois, elle fera un Téléthon tous les mois pendant 60 ans. 12 Téléthon par an, c’est pas mal. Evidemment il y a les frais de fonctionnement et de remboursement des prêts. Ceci dit, il paraît que les entreprises du CAC 40 empruntent (à l’instar de la France) à des taux de plus en plus bas (autour de 1,5% à 5 ans et un plus de 2% à 10 ans). Pour être complet et crédible il ne faut jamais regarder qu’une facette d’un problème économique : les dépenses, il faut aussi regarder les recettes futures. Si on suit la logique des contempteurs de l’EPR et du nucléaire en général, nous n’aurions pas d’entreprises car elles sont d’abord obligées d’investir pour ensuite engranger les recettes qui rémunèrent les emplois. Un EPR (Thon ou pas Thon), c’est une production de 720 milliards de kWh en 60 ans (1 milliard de kWh par mois) qui ne sont pas donnés aux consommateurs. C’est donc une énorme machine à recette très régulière.
Merci de me remettre dans le droit chemin de la juste pensée économatomique. Je n’avais évidement pas pensé à tous ces bienfaits que l’atome nous réserve ; les recettes futures et les Euros qui pleuvent, le CAC 40 en baisse, les MWh à ne plus savoir qu’en faire, un avenir radioactif et radieux… Allez on va fêter tout ça le 28 décembre avec Dan et les autres.
>> »Les cuves de l’EPR ont leurs éléments fabriqués au Japon et pour 1 seul EPR assemblé en France. » Non, ce n’est pas les éléments, c’est des éléments, et il y avait un projet dont l’abondon vous fait rire pour que ce soit aucun. Vous êtes pas un peu schizophrène ? Pour ce qui est des cuves à fabriquer, si vous êtes inquiet, il reste encore la possibilité de construire d’autres EPR et de remplacer petit à petit notre parc 2G. Il me semble que vous faites partie du problème, en ce qui concerne ce sujet, non ? >> »Pour le PV c’est l’inverse, on fabrique beaucoup d’éléments en Europe et on assemble en Chine. L’assemblage, c’est le degré 0 de la valeur ajoutée. » Combien en France ? Quel est le solde commercial de ces opérations ? Quelle est la part de la plue-value ? Pour ce qui est des pièces des éoliennes, j’en suis ravi, et je vous serais sincèrement et honnêtement reconnaissant si vous pouviez me fournir liens et documents solides (en plus de ceux qui fournissent le coût hors capital des moyens de production éolien et que je vous réclame depuis des semaines) pour mes propres archives. >> »Mais bon, continuons à ne rien voir, à laisser les chinois prendre notre techno nucléaire » Heu… Encore une fois, les types clonés comme vous sur le modèle du lobbyste vert, sont bien une partie du problème. Il est clair que AREVA ou Westinghouse seraient un peu moins au abois si des activistes ne dépensaient pas tant d’efforts et d’argent en dénigrement. Ne serait-ce que construire la tranche EPR Penly permettrait d’un peu amortir tout le matériel et la qualification faite pour l’EPR de Flamancille. Si le marché est en Chine, il sera en Chine. Et je ne vois aucun problème à ce qu’il se recentre en Europe, et vous ? >> »Par la faute de gens comme vous, enfermés dans leurs certitudes des années 70 qui n’ont pas vu le monde changer et s’arcboutent sur des idées dépassée. Aujourd’hui le nucléaire décline salement, les ENR sont en croissance partout. » >> »Toute cette industrie aurait pourtant énormément de choses à faire dans les ENR. » Oh vous dites encore de belles conneries : les entreprises de la filière nucléaire investissent massivement dans les ENR : AREVA, EDF, ALSTOM, DCNS… et dans celles des ENR qui restent encore très chères, d’ailleurs, mais où il y a le moins de positions fortifiée. Ne prétendez pas m’apprendre les financements faits dans le solaire thermodynamique, l’éolien offshore, le stockage hydrogène, les hydroliennes et même… depuis des années… la géothermie profonde. On sait tout cela depuis bien longtemps et ca fait des années que d’autres et moi rabachons sur les forum pour faire remarquer à nos petits guignols antinucléaires que la France et la filière nucléaire font aussi, et depuis longtemps, des choses dans les ENR. Mais les activités ENR de ces entreprises sont totalement méprisée par les farandoles d’activistes antinucléaire, et vous vous êtes confortablement intégré dans ce moule. C’est votre vision du monde qui est complètement dépassée 😀 Là où vous ne savez pas faire la nuance, c’est qu’en tant que citoyen, ces solutions sont une aberration collective qui ne sont financées que par l’impôt sans qu’il n’ait jamais été démontré un moindre bien collectif. En tant que citoyen, c’est bien le nucléaire que je prône, et le transfert des fonds des obligations d’achat qui ne nous rapporte pas grand chose à des subventions directes à la construction d’une filière et des fonds pour de la recherche (labos et installations pilotes) sur les solutions de stockage électrique et le transport de la chaleur sur de longues distances. L’obligation d’achat ne nous fait pas du bien, à part pour celles où l’on contrôle la part de retour géographique. Chaque GW photovoltaïque et éolien onshore appauvrit notre pays et nous empêche de progresser. >> »Si vous lisiez ce que j’écris, vous vous rendriez compte que je suis le 1er à déplorer la casse de notre industrie. » Bah non, c’est un mensonge, à 200 €/MWh, il n’y a plus d’industrie en France. Même l’Allemagne n’ose pas augmenter le tarif des industriels et reporte l’effort sur les particuliers. Dites, monsieur le « membre d’une entreprise de conseil dans l’énergie », une clarification est nécessaire est-ce votre opinion ou celle de votre boîte. Maintenant la douloureuse pour votre formation : FACTURE : ……………………………………………………………………………………..10€
YAPAQUOI, c’est gratuit. L’approche économique des problèmes n’est pas inintéressante surtout actuellement où certains commencent même à envisagé le virage de la compétitivité. Fêtez ce vous voulez quand vous voulez, racontez ce que vous voulez, où vous voulez, les faits sont là, il reste que le nucléaire français a été compétitif, est compétitif et restera compétitif. Déjà 11 000 milliards de kWh produits et c’est pas fini… avec ou sans EPRthon.
L’EPRthon ne serait pas de rapporter la CSPE photovoltaïque d’une seule année en France pour rembourser intégralement le surcoût récent de l’EPR ? Par ailleurs, il est assez intéressant de se dire que le jour où la dette d’EDF relative à la CSPE non remboursée sera remboursée, cela permettrait de payer cash un deuxième EPR. Non clairement, un EPRthon, c’est trop facile.
EPRthon iconoclaste. On pourrait peut être même envisager de construire un deuxième EPR rien que pour financer la recherche sur le cancer ! EDF vendrait les kWh au prix du marché et reverserait la différence prix-coût de production à une fondation soutenant la recherche.
Il faudrait rapidement dire à nos chers crânes d’oeuf de faire encore un petit effort pour atteindre les 10 milliards le machin au lieu de pinailler avec des réajustements petit bras ; 1 milliard par ci, 2-3 par là, ça fait un peu épicier. Et comme, si j’ai bien compris, plus ça coûte plus on gagne on va finir par se faire un max de pognon. Je ne comprends vraiment pas pourquoi les actionnaires de notre électricien national n’arrive pas à suivre ce raisonnement.
Dan1, pardonnez-moi d’avance, mais je dois m’inscrire en faux * EDF fait déjà de la charité à grande échelle en vendant à prix coûtant 25% de sa production électronucléaire pour une « bonne cause à la sauce européenne » pour financer ses concurrents traders. * Par ailleurs EDF a 5 milliards d’€ d’arriérés pour financer les ENR, ce qui, selon la doxa médiatique d’aujourd’hui… est aussi le bien. EDF fait déjà beaucoup de « bien » à hauteur de plusieurs milliards d’€ par an. Après que ce « bien » soit employé pour des choses constructives, c’est-à-dire la par exemple la recherche contre le cancer (ou toute forme de recherche), plutôt que pour faire plaisir à l’Europe pour que ce soit de la concurrence ou de la planification « verte », je suis totalement d’accord avec vous.
L’EPR pour le cancer, c’était du second degré. Dans la même veine, je viens d’avoir le nouveau prix du MWh du futur EPR. Comme il est étalonné sur le Téléthon, ce sera 81 € pour 2012 et ça baisse. En effet, le téléthon 2012 vient de rapporter 81 millions d’Euros. C’est exactement ce qu’un EPR peut rapporter en un mois en vendant 1 millions de MWh à 81 Euros. Vous trouvez cette méthode exotique farfelue ? ça vaut bien toutes les spéculations plus ou moins fumeuses qui circulent sans être sérieusement étayées. Sinon, c’est qu’EDF fait preuve d’une grande générosité envers ses concurrents en leur vendant son électricité nucléaire pour permettre un semblant de concurrence via l’ARENH. Et là, on rejoint ce que disait Marcel Boiteux : « Avec la suppression des tarifs régulés que demande Bruxelles, il ne s’agit donc plus, comme on pouvait le croire initialement, d’ouvrir la concurrence pour faire baisser les prix, mais d’élever les prix pour permettre la concurrence. » Extrait du célèbre article paru dans la revue Futurible n° 331 de juin 2007 et disponibles intégralement ici : Et en prime, voici l’affreux travail d’EDF depuis 30 ans… une vraie catastrophe pour la concurrence ! :
Le problème, voyez-vous, c’est que vous considérez le problème sous un angle « mauvais ». Vous considérez qu’arriver à baisser le prix et les coûts d’une source d’énergie est un bien pour le consommateur et la société. En fait c’est l’inverse : il paraîtrait que le « bien », dans la novlangue d’aujourd’hui, soit de rendre l’énergie beaucoup plus chère, voire carrément hors de prix. A ce titre, la courbe que vous présentez qui conventionnellement serait assez encourageante, devient hérétiquement diabolique et mériterait que chaque agent EDF soit pendu/brûlé pour crime contre l’humanité. Alors, n’étant pas chez EDF mais ayant des amis qui y travaillent, comme je tiens particulièrement à ne pas voir leur intégrité physique menacée, gardez s’il vous plaît ces éléments qui inciteraient à penser que EDF ait pu faire du bon boulot. Parce que, voyez-vous, le monde idéal serait, d’après ces mêmes sources habillées en vert (mais on se demande bien quel est leur vraie couleur dessous), celui où de nombreux enfants scanderaient en coeur : « La guerre, c’est la paix. » « La liberté, c’est l’esclavage. » « L’ignorance, c’est la force. »
Areva n’a rien à voir dans la déroute Flamanville, ne fournissant que les cuves, et même pas l’intégralité de l’ilot nucléaire. Pratiquement tous les problèmes sont localisés dans le BTP. D’après les explications éclairantes que j’ai vu récemment, une grande partie du problèmes provient des difficulté de Bouygues à réaliser le ferraillage du béton suivant les nouvelles normes ETC-X (influencée par les Allemands), dans les 350kg/m3, avec pour résultat de nombreux nids de cailloux. La dernière péripétie étant le ratage des consoles qui viennent d’être refaite. Ce sont des explications rationnelles, il n’empèche que logiquement Bouygues devait lire l’appel d’offre avant de répondre, observer qu’il y avait des techniques sur lesquels l’entreprise manquait d’expérience, et provisionner les précautions utiles et dépenses nécessaires pour arriver à les maitriser correctement dans le cadre du chantier. Ou ne pas répondre à l’appel d’offre s’ils n’avaient juste pas les compétences. L’échec leur est donc complètement imputable, et logiquement les surcoûts devraient être en grande partie à leur charge. Maintenant tout n’est pas toujours logique en France, particulièrement concernant une entreprise dont le PDG était le parrain du fils de chef de l’état au moment où le contrat a été signé, dans un contrat avec une autre dont le PDG était un proche du chef de l’état. Ici je ne cite que des faits parfaitement établis, et justifiant pour les citoyens français des interrogations concernant un chantier qui a couté des milliard de plus que prévu à EDF, et donc à terme à tous les français qui payent une facture électrique, et qui n’a jamais remis en cause le principal sous-traitant alors que les liens de cause à effet entre ses erreurs et les problèmes du chantiers sont publiquement établis (cf divers rapport de l’ASN qui mettent en cause de manière documentée les points que j’évoque).
Chelya trolle encore ! EDF va imposer le kWh le plus cher d’Europe ! Y-a de la marge. L’EPR de Flamanville, quels que soient les surcoûts d’investissement, va représenter 2,5 % de la puissance nucléaire installée. Or EDF, détient dans ses mains un parc nucléaire très largement amorti de 63 GW (poule aux oeufs d’or actuelle) et de l’autre une future poule aux oeufs d’or. Pas de panique, si les français ne laissent pas brader les poules aux oeufs d’or qu’ils ont payer en qualité de consommateur, il n’y a aucune raison que les kWh électrique augmentent au-delà du raisonnable. Cela renvoie à la problématique de la récupération de rente nucléaire française très bien décrite dans le livre de David Spector : D’ailleurs, il ya beaucoup de requins-sirènes qui voudraient bien croquer de la poule : Je rappelle que l’ARENH est toujours trop cher pour les REQUINS-SIRENES. Les consommateurs français doivent être très vigilant face à une possible spoliation de rente.
A jmdesp. Intéressant, vous dites que le problème principal vient du bétonneur qui n’aurait pas su bétonner à cause de normes non maîtrisées. S’il sagit de l’ETC-C, la norme aurait été éditée pour la première fois en 2010, donc après le début du chantier. Que devait-il appliquer avant 2010 ? Cela n’empêche pas que Bouygues aurait pu faire attention aux nids (qui ne sont pas d’invention récentes), car l’ASN les fait détruire (j’espère qu’elle ne va pas être attaquée par la LPO !).
« @Dan1 : le parc nucléaire d’EDF est vieillissant ce qui entraine des gros frais de maintenance et doit faire de très gros travaux qui vont couter très cher pour en accroitre la vie de quelques années… » Comme d’habitude, vous racontez n’importe quoi sur un sujet auquel vous ne connaissez rien. Ces investissements permettront de doubler la durée de vie de cette installation, pour un coût largement plus faible que s’il avait fallu construire des moyens de production en remplacement. C’est la raison pour laquelle TOUS les exploitants de centrales nucléaires vont vers ces investissements, et pour laquelle ils ne rechignent sur aucun travaux demandés par leur autorité de sûreté. C’est juste énormément rentable.
Pour ceux qui suivent, je reprends le fameux rapport parlementaire n° 1359 si souvent cité. Voici un extrait pour ce qui concerne la courbe d’endettement d’EDF due à la construction du parc de 58 réacteurs 2G : Comme nous l’avons dit maintes fois, le pic d’endettement se situe dans la fin des années 80 (1988 selon le rapport). Depuis, cela va en décroissant (pour les investissements de construction du parc actuel). Et le rapport 1359 parle également du problème de la rente nucléaire : Donc Chelya joue la mouche du coche en racontant n’importe quoi sans preuves. Le parc 2G est une poule aux oeufs d’or dont les requins-sirènes aimeraient bien capter les profits sans encourrir les risques industriels. Et comme les français sont bons… c’est ce qu’ils font avec l’ARENH !! Les requins-sirènes estimant d’ailleurs que le prix est trop élevés. Cec dit, on va peut être diminuer la rente en fermant Fessenheim… faudrait pas que les Français aient trop d’argent.