Selon le principal gestionnaire de réseau de transport de gaz naturel en France, GRTgaz, le réseau rencontre depuis le 20 novembre dernier une situation de congestion physique à l’intérieur de la zone sud (au sud-est), à cause d’un trop faible flux de GNL à Fos au regard du niveau de consommation et d’un flux important vers TIGF et l’Espagne.
Ce cas de figure, envisagé dans le scénario n°4 du "Winter Outlook" (calendrier prévisionnel hivernal) a conduit GRTgaz à publier une information affichant un niveau de vigilance orange et à mettre en place les leviers physiques et contractuels prévus pour faire face à cette situation, notamment une assistance de TIGF et une incitation des expéditeurs à soutirer des stockages du Sud-est.
La saturation constatée des ouvrages de transport Nord Sud contraint également GRTgaz à limiter le niveau de "capacité interruptible" disponible pour les expéditeurs. Le complément pour assurer l’alimentation du Sud-est doit donc être fourni par les expéditeurs depuis les "stockages salins".
Pour autant, "une bonne gestion des stockages salins recommanderait une sollicitation plus faible de ces ouvrages en ce début d’hiver", note GRTgaz. Ce dernier préconise donc d’augmenter rapidement l’émission de GNL sur les terminaux de Fos.
Par ailleurs, GRTgaz rappelle qu’une situation analogue est susceptible de se produire en zone Nord : "un déséquilibre des flux entre l’est et l’ouest de la Zone Nord en raison d’entrées importantes depuis les points de Dunkerque, Taisnières et Obergailbach combinées à de faibles entrées à Montoir et à un faible soutirage de Sediane Littoral, pourrait en effet induire une saturation de certains ouvrages, voire une congestion telle qu’identifiée dans le Winter Outlook (scénario n°3). C’est pourquoi GRTgaz renouvelle sa préconisation d’augmenter, pour la suite de l’hiver, les quantités de GNL destinées au terminal de Montoir."
>>> Prévisions de fonctionnement en situation de tension – winter Outlook 2013-2014 (.pdf)
Sugérer de façon subliminale que nous aurions besoin de gaz de schiste ? Suis-je parano ? Cdlt
Le 08 novembre j’avais relancé ce sujet : Nous avions déjà été prévenus : Avant d’avoir besoin de gaz de schiste, il y a peut être aussi un problème de marché pour cette énergie dont on nous vantait les qualités de « stockabilité » contrairement au handicap majeur de l’électricité. Rappelons que nous avons 3 à 4 ans de production d’électricité en stock dans nos réacteurs !
Tous les hivers, il y en a pour gueuler sur le chauffage électrique et sa responsabilité dans les pointes de consommation. Maintenant qu’on dit qu’on va rencontrer les mêmes problèmes pour le gaz (allié naturel des antinucléaires), cela devient soudain un complot que d’en parler dans les médias ???