La Commission du développement durable, présidée par Hervé Maurey*, a pris acte de l’adoption par l’Assemblée nationale, mardi 14 octobre 2014, du projet de loi relatif à la transition énergétique et à la croissance verte.
Elle indique dans un communiqué regretter "l’absence de débat qui a prévalu sur la quasi-totalité des dispositions du texte."
Et d’ajouter : "La mise en œuvre par la Conférence des présidents de la procédure dite du « temps législatif programmé » a en effet abouti à un examen accéléré du texte, en « pilote automatique », sans que l’opposition ait pu prendre part aux discussions sur des questions aussi importantes que la rénovation thermique des logements, les transports propres, la montée en charge des énergies renouvelables, la lutte contre la précarité énergétique et la mise en place du chèque-énergie, ou encore la programmation pluriannuelle de l’énergie."
La commission du développement durable souhaite maintenant que ce débat qui selon elle, a été "escamoté à l’Assemblée nationale", puisse avoir lieu au Sénat, "dans le respect de toutes les composantes politiques de la majorité comme de l’opposition."
Elle précise également vouloir "prendre toute sa part dans la co-construction d’un texte, dont les enjeux sont essentiels pour la mise en œuvre de la transition énergétique dans nos territoires." Par ailleurs, elle veut veiller à ce que "toutes les questions soient approfondies, dans le cadre d’un travail rigoureux et collectif, à ce que certaines dispositions soient précisées et à ce que l’ensemble du texte soit enrichi. "
"Ce texte doit être réaliste mais néanmoins à la hauteur des enjeux que nous devons relever, tant sur l’orientation de notre politique énergétique, que sur la rénovation thermique des logements, la lutte contre la précarité énergétique, le développement des énergies renouvelables, l’économie circulaire, la mobilité propre ou encore sur la dimension européenne" a indiqué son Président, Hervé Maurey. "Elle s’assurera également que tous les moyens nécessaires soient mobilisés pour que la transition énergétique ne demeure pas une vaine incantation."
* UDI-UC – Eure
Pendant ce temps-là en Allemagne ils sont déjà passés de 2% d’ENR au moment du lancement de leur transition à 31% cette année, soit 20% d’électricitéqui n’est plus produite avec des fossiles et du nucléaire. Et pour la première fois, cette année leur équivalent CSPE va baisser*, et devrait rester stable à moyen terme, signe qu’ils ont atteint leur plateau d’investissements l’année dernière. Entre autres bénéfices on peut noter : – Une facture énergétique maintenue constante grace aux économies d’énergie – 1,2millions d’emplois créés dans les ENR, la rénovation thermique et l’efficacité énergétique. – Une balance commerciale largement exédentaire – Un complément de revenu énorme pour leurs agriculteurs qui sont par conséquent bien moins dépendants que les notres des aides de la PAC – Une forte baisse de la part du charbon dans leur mix, passée de 60% dans les années 90 à 44% l’année dernière et surtout 41% cette année. * :
« En allemagne Pendant ce temps-là en Allemagne ils sont déjà passés de 2% d’ENR au moment du lancement de leur transition à 31% cette année. » Sauf que, au lieu de nous parler de transition énergétique, vous nous parlez de transition électrique. Rappelez-nous la part des EnR dans le mix énergétique allemand ??
Pouvez-vous prouver le chiffre des emplois ? Parce qu’aux dernières nouvelles, leur industrie énergétique était à feux et à sang. Dernière nouvelle en date, Siemens supprime à nouveau 1200 emplois :
Non parce que on parle quand même là d’un pays qui subventionne à hauteur de 22 milliards d’euros par an les ENR (). On peut donc espérer qu’il en tire quelque chose !
Effectivement il y a bien eu un peu plus de 20 000 emplois perdus chez les dinosaures et autres utilities incapable d’anticiper la transition globale en marche. 1200 emplois chez Siemens ou 15 000 chez RWE et EON ça fait forcement les gros titres, mais 400 000 emplois dans des PME-PMI de 5 à 4000 employés ça fait moins les gros titres, les recrutements postes par postes c’est bien évidement moins visible. 3 tiers : 400 000emplois dans les ENR, idem dans l’efficacité énergétique et idem dans la rénovation thermique. Il n’y a pas que l’électricité dans la vie, c’est un tiers des bénéfices tirés par l’Allemagne mais un tiers seulement !
Je remarque que, quand on parle de l’emploi dans les ENR, on cite toujours des chiffres d’avant 2012. Avant que la concurrence chinoise commence sérieusement à étriper l’industrie PV européenne… Est-il si difficile que ça d’obtenir des chiffres récents ? Par ailleurs, ces emplois sont obtenus grâce à 22 milliards d’euros de subventions par an. Quel est le bilan net des destructions provoquées par ces subventions ?
Ce député UDI est quand même gonflé de regretter l’absence de débat de l’opposition alors que l’UMP a tout fait pour épuiser son temps de parole pour rien et ne pas débattre :
Je cite la feuille de chou très pro-nucléaire l’Usine Nouvelle : Avec l’hécatombe industrielle qui a frappé le secteur allemand du photovoltaïque entre 2010 et 2013 et la captation par les industriels chinois des deux tiers de la production de panneaux (80% avec le reste de l’Asie), comment prétendre que le soutien allemand aux EnR bénéficie à l’industrie nationale ? En rappelant que le solaire a changé de visage avec la chute des prix des panneaux de ces dernières années. Un module solaire ne représente plus qu’une minorité (20 à 25%) du coût d’un système photovoltaïque, en particulier dans le résidentiel. La valeur du solaire est aujourd’hui en amont et en aval du panneau. L’aval, avec l’ingénierie, l’installation et la maintenance, est forcément local. L’amont, avec notamment les machines-outils qui équipent les usines chinoises de panneaux, est très germanique : l’Allemagne avait en 2013 50% des parts de ce marché. En 2013 l’hécatombe solaire a été terrible avec la perte de 9000 emplois au global (380 000 en 2012, 371 000 en 2013). Pour l’année 2014 cela repart à la hausse de manière significative. Comme le souligne l’article de l’Usine Nouvelle, il faut avoir une vision globale. Bien sur il y a eu un paquet de faillites dans le solaire, mais ce secteur garde une croissance annuelle de plus de 20% et est en passe de devenir LA grande énergie de demain, même la très pro-nucléaire et charbon IEA l’anticipe. Evidement que des dinosaures type EDF ne peuvent pas l’accepter mais c’est un fait, le solaire est en train de prendre une place considérable et cela va à la même vitesse que la météorite qui a provoqué la disparition des dinausaures, dont la course pour échapper à la révolution ne changera rien. Bref je raconte n’importe quoi, mais les idées sont là, et en même temps je m’en fous éperduement, je ne sais même pas pourquoi je perd du temps à écrire ça alors que j’ai des parcs solaires sur le feu au Mexique à terminer d’auditer. A++
A tous ceux qui veulent savoir et savent compter. Le lien donné par Chelya renvoit vers cette page de l’UE : Je vous conseille de télécharger les documents de la rubrique de bas de page : « Subsidies and costs of EU energy » Je donne le lien direct vers le document provisoire : Mais il faut aussi télécharger les tableaux de l’annexe 1-3 pour voir le détail par pays. Les subventions de l’Allemagne tous azimuts vont vous sauter à la figure, en revanche vous aurez beaucoup de mal à distinguer les subenvtions au nucléaire en France. A LIRE ABSOLUMENT
Quel plaisir de voir à chaque avancé dans les EnR les aboiements féroces des opposants (c’est-à-dire les pro-nuk, mais chut, on va encore m’accuser de parti-pris !). Cela prouve, si c’était encore nécessaire, que les EnR sont vraiment l’avenir et que rien ne pourra les arrêter.
En 2013 l’hécatombe solaire a été terrible avec la perte de 9000 emplois au global (380 000 en 2012, 371 000 en 2013) Moi je lis(dans votre lien): jobs in Germany’s solar PV industry were cut in half from a peak of 111,000 jobs in 2011 to just 56,000 in 2013.
A lr83 « Quel plaisir de voir à chaque avancé dans les EnR les aboiements féroces des opposants (c’est-à-dire les pro-nuk, mais chut, on va encore m’accuser de parti-pris !). Cela prouve, si c’était encore nécessaire, que les EnR sont vraiment l’avenir et que rien ne pourra les arrêter. » Alors là, si on juge l’avenir d’une filière à l’aune de la puissance et du nombre d’aboiements contre elle… le nucléaire est leader incontesté hors concours loin devant tout le monde !! J’ai peur que selon ce critère le nucléaire ait trop d’avenir… on ne va tout de même pas recouvrir la terre de réacteurs nucléaires.
La terre (petit « t ») étant une denrée de plus en plus rare, il serait intéressant pour « l’avenir », car il faut boligatoirement citer ce terme (ou croissance verte si on prfère), de comparer les surfaces occupées par les enr par unité de production (d’électricité) A ce jeu, le moins « terrivore » est le nuke 4° génération et de loin. L’éolien peut être « sauvé » par l’implantation offf shore (et hors de vue du rivage !), et à la limite le PV, en couvrant tous les « toits » disponibles (enfin, ceux qui ne sont pas à l’ombre une partie de la journée, sur des bâtiments non classés, en espérant que les pompiers acceptent enfin de se déplacer en cas d’incendie de toiture supportant des PV, etc etc) Quant à l’enr fournissant potentiellement le plus de production électrique, j’ai nommé l’hydrolique, sa surface « de nuisance »est assez élevée (mais il est vrai que le paysage ainsi trnasformé se voit attribuer de nouvelles fonctions, telles que irrigation, plans d’eau, tourisme etc)
A Pastilleverte On peut effectivement s’amuser à calculer le degré pratique de concentration des énergies : Pour l’éolien en 2009 : Pour le solaire en 2011 :
Pas faux, vous avez raison ! Sauf que toutes les annonces que je vois concerne des progrès sur les EnR. Les annonces sur le nucléaire sont plutôt négatives : explosion du coup de l’EPR, augmentation de son coût du kWh, questionnement sur sa fin de vie, …
A lr83 « explosion du coup de l’EPR » En admettant un coût de construction de l’EPR à 8,5 milliards d’Euros (tête de série Olkiluoto) pour 60 ans de service et plus 700 milliards de kWh attendus, je vous laisse mettre ce coût en perspective avec le coût des subventions aux EnR dont l’avenir vient d’être dévoilé par la CRE : « La CRE estime que la filière photovoltaïque, qui devrait représenter 10 000 MW de puissance installée en 2025 en prenant en compte la mise en service des installations lauréates des appels d’offres et avec l’hypothèse d’une poursuite de son développement au travers de l’obligation d’achat de 400 MW supplémentaires chaque année, bénéficiera, sur les dix années à venir, d’une rémunération complémentaire de 36 Md€ dont 32 Md€ de surcoûts financés par la CSPE. Les installations mises en service avant 2013 représentent 75 % de ces montants. » Donc, en dix ans, le consommateur va subventionner 32 milliards d’Euros pour le photovoltaïque, soit presque 4 EPR tête de série ou probablement 5 à 6 EPR série. Parler du coût de l’EPR, ça deveint un peu has-been.
Mais heureusement ça tombe toujours dans les poches des mêmes, comme pour l’EPR : EDF en premier lieu, Areva Alestom et GDF aussi. Au détriment du consomateur, alors qu ele PV et l’éolien sont bien moins chers mais ont le malheur de ne pas être assez « EDF »…
Votre haine d’EDF vous conduit à être ridiculement incohérent ! Dans votre première phrase, vous nous dites que l’essentiel des énormes subventions aux PV et à l’éolien tombent dans la poche d’EDF (sous-entendu EDF a développé le plus de parc PV et éoliens). Phrase suivantes, vous nous dites que le PV et l’éolien « ont le malheur de ne pas être assez « EDF » » ! Faudrait savoir !
A Temb « Mais heureusement ça tombe toujours dans les poches des mêmes, comme pour l’EPR : EDF en premier lieu, Areva Alestom et GDF aussi. » Sauf que c’est juste une posture de rhétorique pargfaitement intenable, car vous serez incapable d’apporter le moindre argument crédible à l’appui et encore moins une preuve. Le déni de réalité devient pathologique, la CRE a bien fait de faire un historique puis une prospective car les Français sont en droit de demander des comptes. Je redis : la CSPE va, dans les 10 prochaines années, subventionner le photovoltaïque à hauteur de 32 milliards d’Euros (quel que soit le coût de l’EPR).
Je parlais des parcs off shore qui ne vont que dans la poche des EDF et compagnie. Les trucs chers qui plombent les factures (éolien off shore et EPR) c’est 100% eux. Les trucs bien moins cher : nouveau PV et éolien terrestre c’est pas pour eux et c’est là dessus que vous focalisez vos attaques en bon défenseurs d’EDF et du modèle centralisé mono-énergie.
Vous voulez parlez de celle qui n’existe pas encore ! Avez vous lu le rapport de la CRE ? Je parlais du photovoltaïque seul, vous voulez la facture totale des EnR… passé + présent + futur ? Le déni de réalité ne change pas la réalité.
Oui, les EnR sont créatrices d’emplois. En gros, l’augmentation des coûts de l’énergie consécutive au passage des énergies conventionnelles (fossiles nucléaires) aux énergies renouvelables est essentiellement constituée par des salaires, directs ou indirects. C’est donc autant d’emplois créés. Donc, c’est très bien ainsi, continuons sur ce si bon chemin. Sauf que l’augmentation des coûts de l’énergie, c’est aussi un appauvrissement généralisé et/ou une perte de pouvoir d’achat pour tous les consommateurs. Tout l’argent que ces consommateurs mettent en plus dans la même quantité d’énergie consommée, ils ne le mettent plus dans les dépenses qu’ils ont sacrifiées pour payer le surplus du coût de l’énergie. Et que donc, tous les biens et services qu’ils n’achètent plus correspondent à autant de chômeurs en plus. Belle création d’emploi que celle qui consiste à supprimer des emplois pour en créer d’autres. Lisez ou relisez Frédéric Bastiat « La vitre cassée » (1850 à peu près). Plus de deux siècles après, les Français sont toujours aussi nuls en économie jusqu’au sommet de l’Etat.
« ….Belle création d’emploi que celle qui consiste à supprimer des emplois pour en créer d’autres……..les Français sont toujours aussi nuls en économie jusqu’au sommet de l’Etat….. » En pragmatique, il faut regarder la vérité en face…et sans le vouloir, vous mettez le doigt exactement là ou se trouve une vérité ‘économique’ absolue….! Je dis souvent à mes 2 filles, en parlant de leur avenir ‘professionnel’, il y a des ‘métiers’ qui vont disparaitre, et d’autres qu’on n’a pas encore inventés (ou qui vont ‘revenir’). Telle est nature même (the whole truth) des évolutions technologiques et économiques qu’ont subit nos civilisations depuis la nuit des temps. l’Age de Pierre n’a pas pris fin par manque de pierres mais par évolution ‘technologique’ de ‘replacement’, mettant ainsi des milliers de tailleurs de silex au chomage, mais créant d’autres ’emplois’ dans la ‘métalurgie’. Comme pour le passage de l’économie ‘au charbon’ au pétrôle et d’autres resources de substitution…. C’est toujours ‘doulereux’ pour les sociétés, mais ainsi va une certaine vérité économique, ou les ‘pertes’ et les ‘gains’ ne sont pas toujours coodonnées, et le temps d’ajustement peut être long..! Il faut ‘inventer’ demain, en sachant, qu’on le faisant, on va ‘détruire’ ou modifier un partie d’hier et d’aujourd’hui…….mais c’est un prix à payer, qu’on a toujours payé…pour qu’on avance….avec un espoir de …survie…pour nos civilisations..? Quand une partie (ou la totalité !) de l’industrie automobile s’éffondera, aurons nous des millions d’artisants ‘fabricants de vélos’ et d’autres OVNI de mobilité ‘vertes’ à sa place…? Ce n’est pas gagné, mais ainsi vont, et iront les choses….the truth, the whole truth and nothing but the truth….économique…du citoyen jusqu’au au sommet des etats…? trimtab
Faudra changer sont smartphone chinois tous les 20 mois au lieu de le changer tous les 18 mois. Quelle honte à côté des copains.
Lorsque que l’on est passé du charbon au pétrole, tout le monde y a gagné, parce que le pétrole, c’était moins cher que le charbon. Aujourd’hui, tout le monde va y perdre, parce que les Enr sont plus chères que les énergies conventionnelles. (En plus, du fait que les employés du gaz devront devenir des employés du vent). C’est une petite différence qui vous a apparemment échappé, et que je souhaitais souligner…
Cette conversation intéressante me fait penser au scoop de cette semaine qui dit en substance : « Les robots vont détruire la moitié des emplois d’ici 2030 » Partiquement toute la presse nationale a repris cette news avec un titre aussi fracassant , c’est assez vendeur il faut le reconnaitre (les journalistes pensent à leur emploi d’abord!) Et pourtant : Je fais des robots toute la journée et vu le boulot, je n’arrèterai que le jour de ma retraite .. Or je peux remarquer plusieurs choses : Presque tous les nouveaux robots remplissent des tâches que les humains ne peuvent pas faire – par opposition à des tâches que les humains rempliraient avec une productivité moindre La grosse majorité des emplois créés ne demandent pas de qualifications très élevées , changer une batterie ou remplacer une boite en rebranchant des connecteurs peut être fait par un sdf après 2 jours de formation. Les composants sont beaucoup plus recyclables qu’avant : les machines intelligentes s’auto-auscultent et on ne remplace que le strict nécéssaire tandis que les ateliers récupèrent les composants d’une platine hors d’usage. Le service rendu est tellement hors de portée des humains que les emplois virtuellement remplaçs étaient déjà supprimés, faute de moyens : organiser une veille aérienne 24/7 par tous les temps n’est possible que dans quelques rarissimes cas (militaire, médical..) : la constance de la surveillance consomme la quasi-totalité des ressources au détriment du service à haute valeur des militaires ou des personnels de santé S’il est vrai que la remarque d’Elon Musk sur le risque « Terminator » de l’IA est pertinente et qu’il nous faut réfléchir à l’implémentation des 3 lois d’Asimov dans les réseaux (notamment smart grids), une grande partie des tâches effectuées par les robots ne pose pas de problèmes d’acceptabilité. Les nouvelles EnR souffrent un peu de ce problème d’acceptabilité car une partie de leur rendement provient de leur intelligence embarquée. La mise en réseau de cette intelligence (smart grid) va immanquablement poser des problèmes d’intrusion dans la vie privée. Franchement , le rapport entre emplois créé et détruit est très difficile à évaluer, en quantité comme en qualité. J’insiste sur la qualité au pays du code du travail contraignant car la qualité de travail se paye très cher en europe.