Alors que la Conférence environnementale vient de s’achever, Corinne Lepage a réaffirmé la nécessité d’un véritable débat sur les solutions d’avenir pour la France sur le plan énergétique, car pour la députée européenne, "nucléaire et renouvelable ne peuvent cohabiter ensemble".
"J’attendais du Président de la République qu’il donne un cap, un agenda et des mesures précises et concrètes. Dans son discours le Président a fixé un cap clair dans lequel écologie et économie, loin de s’opposer, se conjuguent au service du développement de notre pays. Je ne puis que souscrire à ce que je défends depuis 20 ans" a déclaré Corinne Lepage.
"Le lancement de la transition écologique faisait parti des propositions formulées lors de la campagne présidentielle. Les modalités de financement de la transition énergétique ressemblent d’ailleurs aux propositions que j’avais faites pour la création d’un plan SOLEIL (SOLution Energie Investissement Long terme)."
"Sur les mesures, le chapitre énergie comporte des avancées notables, comme le chapitre “biodiversité“ ; il conviendra toutefois d’être plus précis sur la fiscalité. Par ailleurs la conciliation des énergies renouvelables et du financement du nucléaire n’est pas évidente."
"Le rejet des 7 permis d’extraction de gaz de schiste, que j’appelais de mes vœux, est une bonne décision mais je ne suis pas sûre qu’elle épuise le sujet. D’ailleurs aucun élément concret n’a été donné sur la question de l’expérimentation."
"De même, prolonger jusqu’à 2016 l’exploitation de la centrale de Fessenheim est un contre sens économique ; à moins de ne pas faire les travaux demandés par l’ASN, ce que je n’ose imaginer."
"Je regrette de plus la faiblesse des propositions en matière de lien entre santé environnementale et gouvernance même si des mots importants ont été prononcés. Il est indispensable de passer aux actes. Si le cap sur l’expertise est bon, malheureusement le Président de la République n’a pas évoqué une traduction dans la loi pour la gouvernance et la santé."
"Plus globalement l’Allemagne, l’Italie, la Suisse ont rejeté le nucléaire. Aujourd’hui c’est le gouvernement japonais qui les rejoint pour une sortie du nucléaire à l’horizon 2030."
Mme Lepage attend du président qu’il donne un cap, et les écologistes de base que nous sommes attendons d’elle qu’elle s’exprime clairement sur la cause première de tous les maux environnementaux, à savoir notre effectif pléthorique. Au vu de son ancienneté et de son efficacité dans le mouvement écologiste, Mme Lepage a toute sa place au sein du collectif Démographie Responsable.