Dans le cadre d’un nouveau programme d’essais de biocarburant et pour la première fois, un avion Bombardier Q400 utilisera en vol du carburant provenant d’une plante oléagineuse.
Un consortium de six partenaires prévoit un essai de démonstration du biocarburant émergent produit à partir de la caméline dans un biturbopropulseur Q400 de Porter Airlines au début de 2012. Le carburant renouvelable tiré de la caméline offre en effet une possibilité de réduire les effets de l’aviation commerciale sur l’environnement en réduisant les émissions de carbone pendant tout le cycle de vie.
L’avion Bombardier Q400 est doté de moteurs PW150A de Pratt & Whitney Canada. Sustainable Oils, LLC et UOP, filiale de Honeywell prendront part au programme d’essais de biocarburant à la caméline sur l’avion Q400. Targeted Growth Canada (TGC), travaillera sur l’optimisation et la croissance des cultures, Sustainable Oils assurera le pré-raffinage de l’huile de caméline et UOP, filiale de Honeywell, produira le carburant avion renouvelable hydrotraité (HRJ) à partir des huiles fournies.
Reconnue pour son potentiel comme biocarburant et biolubrifiant, la caméline appartient à la famille des plantes à fruit Brassicaceae, qui comprend également des espèces bien connues comme le chou et le chou-fleur. L’objectif du programme est d’optimiser la production et d’établir des normes de rendement pour l’huile de caméline raffinée comme produit de remplacement pour le carburant avion, qui soit compatible avec l’infrastructure de raffinage et de distribution existante et avec les moteurs existants.
Le processus utilise le grain cultivé et le transforme par broyage en huile végétale préraffinée. Cette huile de caméline brute est ensuite raffinée en carburant avion renouvelable hydrotraité (HRJ). Le HRJ à base de caméline est avantageux par rapport au carburant classique à base de pétrole, car il réduit les émissions de gaz à effet de serre jusqu’à 80 %, il réduit les émissions de dioxyde de soufre (SO2). De plus, il ne concurrence pas la production alimentaire, pouvant être cultivé en alternance avec le blé sur des terres marginales.
L’avantage stratégique pour les fermiers consiste en la génération de rentrées supplémentaires de la surface cultivée par une culture à faibles niveaux d’intrants grâce à deux marchés d’utilisateurs finaux – l’huile pour le carburant et la « moulée » pour le bétail et l’industrie laitière.
« L’industrie de l’aviation subit des pressions croissantes pour réduire son empreinte environnementale et les technologies propres sont essentielles pour atteindre ce but », a déclaré Vicky Sharpe, président et chef de la direction, TDCC. « Le financement aux stades de développement et de démonstration est crucial pour des technologies comme celle dont Targeted Growth Canada et ses partenaires travaillent à accélérer le développement, afin de les rendre disponibles pour l’industrie. »
Le financement du programme est fourni par les partenaires, ainsi que par Technologies du développement durable du Canada (TDDC) – une société indépendante sans but lucratif créée par le gouvernement du Canada – et le Groupement Aéronautique de Recherche et Développement en eNvironnement (GARDN).
Mais il serait utile de savoir combien de surface de culture de caméline est nécessaire pour 10 000 Km parcourus par un Airbus A380,ou par un Boing 747…
C’est effectivement toute la question ! On a beau dire que ce n’est pas en ccu avec l’alimentaire, ça nécessite quand même des surfaces (ici en alternance semble t il), des intrants (même limités), et de l’eau (la plante est-elle naturellement adaptée aux climats semi arides ?) Ceci dit, il n’ y aura pas UNE solution de rechange aux carburants avion (ou auto) avec UNE méthode. La cameline semble être un complément intéressant à, disons… les « algues » qui promettent beaucoup… depuis plusieurs années sans que les progès n’apparaissent si flagrants que cela, au moins sur le plan économique et/ou industrialisation.
cet article est mensonger. L’huile de caméline est une huile alimentaire d’excellente qualité championne toutes catégories de la concentration en oméga 3 (35 % de concentration en omega 3 ). Pour mémoire l’huile la plus riche est l’huile de noix qui n’en a que 12% Elle est vendue sur internet au prix exorbitant de 50 euro le litre pour ses grandes qualités sur l’appareil cardiovasculaire(protecteur des artéres et action anti arythmique qui lui vaut (les oméga 3) d’être un médicament à par entière utilisé dans le post infarctus) et le bon fonctionnement du cerveau. Une huile qu’il faudrait développer pour l’alimentation au lieu de la gaspiller dans des moteurs d’avion .
Si vous voulez faire la même cvhose avec votre voiture diesel
Autant financer les études d’une nouvelle fibre résistante pour la corde qui nous pendra… L’aviation commerciale est une bulle (alimenté par les subventions massives à travers l’absence de taxation des carburants, par ex) et que nous ne pourrons soutenir en l’état quand le prix du pétrole passera durablement 150$/baril (par ex). 60% du pétrole mondial est consommé dans les transports essentiellement terrestre, que nous savons pouvoir électrifier plus ou moins vite. Par ailleurs des pétroles non-conventionnel existent en grande quantité qui sont exploitables économiquement dès 60/80$/baril. Quand on sait que l’agriculture mondiale est également une bulle (alimentée en partie par des eaux souterraines fossiles qui vont se tarir) qu’il faudra soutenir pour éviter son décrochage des besoins alimentaires (incontournables), on voit où on va avec ce type de projets (les facteurs limitant, terre et eau, ne sont pas négociables). Il faut espérer qu’on aura le courage de casser les reins à ce genre d’imbécilité avant d’envisager une grande échelle. Sinon le monde réel s’en chargera tôt ou tard dans la souffrance.
« L’aviation commerciale est une bulle (alimenté par les subventions massives à travers l’absence de taxation des carburants, par ex) et que nous ne pourrons soutenir en l’état quand le prix du pétrole passera durablement 150$/baril (par ex). » endquote ??? de koi keske vous parlez ? Une subvention parce qu’on ne taxe pas assez ??? La taxe « Chirac » sur les billets d’avions pour le sida existe déjà, mais rien sur les transactions financières par exemple. Que nous ne pourrons soutenir en l’état etc… Jusqu’à preuve du contraire, ce sont les passagers qui paieront (ou n’accepterons plus de payer) quand le baril de pétrole dépassera un certain seuil. Le TGV transatlantique n’est pas pour demain, et d’ailleurs il ne serait pas d’une grande efficacité énergétique. A part vivre dans un monde virtuel, derrière son (ses) écran d’ordinateur, et donc de faire exploser la consommation d’électrcité qui reste et restera encore longtemps la première source d’émission de CO2 au niveau mondial, les transports et déplacements resteront indispensable à la vie économique et sociale. L’objectif est de les rendre le plus « durable » possible. Si michel, qui est une véritable encyclopédie, nous dit que la caméline, pas de chance est justement à garder impérativement pour l’alimentation (j’ignorais qu’on en utilisât tant)et bien, pour les avions accélérons la R&D sur d’autres sources permettant de fabriquer des « bio » kérosènes. Si vous avez peur de prendre l(avion, comme au moins 50% de la population, ne vous forcez surtout pas, ça laissera la place à d’autres.
Vous payez la TVA chaque semaine sur des biens et services essentiels (énergie, alimentation, etc) pas sur votre billet d’avion. Vous payez 80% de taxes sur le carburant de l’automobile qui vous emmène de Paris à Marseille et rien (ou quasiment) sur le kérozène qui vous fait faire le même voyage. S’agissant de deux moyens de transport cette asymétrie vaut subvention. Mettez la TVA sur le transport aérien et taxez le kérozène à 80% et vous verrez si c’est anecdotique pour le transport aérien. Je ne suis nullement contre les transports mais note que l’automobile rend d’immenses services quotidiens à tout le monde (monde développé du moins) et que ces services sont chèrement payés et que le transport aérien rend service à une minorité (surtout du loisir) sans acquitter les mêmes charges et en ayant un impact environnemental important relativement aux services rendus. Pour le reste je dis simplement que l’avion électrique n’est pas pour demain et qu’on trouver longtemps encore le pétrole pour faire le kérozène sans jouer avec nos ressources en eau et les terres agricoles. J’ai le même discours sur les agrocarburants pour moteurs thermiques. J’utilise l’huile de colza depuis 20 ans pour mes troubles d’arythmie cardiaque (même famille des crucifères) , son avantage étant d’être épurée en acide érucique (pas le cas de la cameline). Ma meilleure amie a sillonné la planète entière en avion et nous avons eu des conversations passionnantes sur l’aviation…
le colza même bio a toujours de l’acide érucique dans sa composition , en quantité réduite il est vrai depuis que des variétés à teneur réduite ont été sélectionnées (il doit y avoir moins de 5% dans les huiles alimentaires ). Cela dit la toxicité cardiovasculaire de l’acide érucique reposaient sur une expérimentation contestable faite sur des rats sur laquelle on semble revenir. La teneur d’acide érucique dans la caméline n’est pas plus élevée que dans les variétés actuelles de colza , elle est beaucoup plus riche en oméga 3 et en anti oxydants divers tels que la vit E naturelle (le gamma tocopherol et non l’alpha tocophérol industriel qui non seulement est inefficace mais sans doute délétère)
Merci pour ces précisions. Je préfère cependant m’en tenir au colza consommé depuis longtemps à grande échelle, bon marché et qui m’apporte les omégas 3 dont je semble avoir besoin. Je ne l’ai jamais vue sur l’étagère dans la coopérative de produits « bio » où je rode régulièrement.