Afin de renforcer les capacités de production en France, deux nouvelles turbines à combustion au fioul d’une capacité totale de 370 MW du Groupe EDF ont été mises en service à Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne).
Ces installations ont pour objectif de satisfaire aux besoins de production de pointe, c’est-à-dire pendant les pics de consommation, et elles fonctionneront quelques centaines d’heures par an. Elles s’inscrivent dans un programme d’investissement de 6 000 MW de capacités de production supplémentaires sur la période 2006-2012 (soit l’équivalent de la consommation de 6 millions d’habitants), dont plus de 2/3 de production « de pointe ».
La région Ile-de-France voit sa capacité de production renforcée après la mise en service, début 2008, d’une turbine à combustion de 125 MW à Vitry-sur-Seine (Val de Marne) et la remise en service de deux unités de production au fioul de 600 MW, rénovées et modernisées, sur la centrale thermique de Porcheville (Yvelines) à l’automne 2006 et à l’automne 2008.
En outre, une unité de production au fioul de 700 MW vient d’être remise en service sur la centrale thermique d’Aramon (Gard) après celle de Cordemais (Loire-Atlantique) fin 2007. Au total, 3 100 MW de capacités supplémentaires de production de pointe sont maintenant disponibles pour assurer la sécurité d’approvisionnement électrique.
Pour Pierre Gadonneix, Président Directeur Général d’EDF, "Après 10 ans sans investissement dans de nouveaux moyens de production, EDF confirme aujourd’hui son engagement pris en octobre 2005 de diversifier ses moyens de production, tant thermique que nucléaire, avec la construction du nouveau réacteur EPR de 1650 MW à Flamanville en Normandie, dont la mise en service est prévue en 2012. Les nouvelles capacités thermiques, particulièrement adaptées aux périodes de forte demande comme l’hiver vont contribuer à renforcer la sécurité d’approvisionnement."
grace à la belle pointe d’hiver, nous avons la chance de voir des équipements dernière génération mis mais surtout remis en fonctionnement par EdF basé sur une ressource naturel.mais non suis-je bete, le chauffage électrique est fourni par les centrales nucléaires n’émettant pas de CO2. Ouf on est sauvé….. surtout que l’EPR ultrasur (résiste au crache d’un avion…. enfin plutot un drone voir d’un petit avion de tourisme…) va arriver dans les temps. evidemment non. Mais ce n’est pas grave, ne remettons pas en cause tout cela. Surtout pas.
Chauffage électrique ou pas, il est nécessaire de disposer de moyens de pointe.Nécessitant des démarrages très rapides, ces capacités sont généralement au fioul (quelques unes sont au gaz mais la sécurité d’approvisionnement en gaz peut ne pas être assuré en cas de forte pointe). L’hydraulique joue également un rôle à la pointe mais l’essentiel du potentiel est déjà utilisé.Grenelle ou pas Grenelle, il faut assurer la sécurité d’approvisonnement d’électricité à la pointe et cela passe par le recours à des énergies primaires fossiles. Néanmoins il faut noter que le temps de fonctionnement de ces capacités de pointe est faible (moins de 300 heures par an) et que leur puissance est faible en regard du reste du parc français (plus de 100 GW).En revanche, il peut être intéressant de faire des économies d’énergie à la pointe en réduisant sa consommation ou en la déplaçant à d’autres moments si cela est possible. Voir par exemple la programme de sensibilisation mené par RTE en Bretagne.