Celui dont je vais vous parler est prévu être utilisé comme relai de télécommunication en remplacement ou en concurrence avec… les satellites. Il s’agit d’un dirigeable particulier avec une double enveloppe, une première remplie d’Helium et une seconde remplie d’air, qui serait propulsé par un avion sans pilote fixé sous la nacelle et dont la face supérieure serait recouverte de plaques photovoltaiques.
Vous comprenez tout de suite que lesté de la sorte, ce n’est pas la performance que l’on recherche. La raison en est que ces dirigeables sont prévus rester à poste fixe à 21 kilometres d’altitude pour constituer un réseau de ballons captifs utilisés pour transmettre les données de la téléphonie mobile ou de l’Internet haut débit. Il en faudrait ainsi une quarantaine pour couvrir toute l’Afrique.
L’avantage, c’est bien entendu le coût, très inférieur à celui d’un réseau de satellites. Une alternative low cost en quelque sorte pour pays en voie de développement ou zones peu peuplées. L’inconvénient, c’est qu’il reste soumis aux aléas atmosphérique et qu’il faut donc étudier particuliérement son comportement face aux vents d’altitude.
C’est l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne qui le développe et qui a déjà construit un prototype de 10 mètres de long avant de passer en expérimentation en vol avec un ballon de 30 mètres.
Le ballon final aura 100 mètres de long. Bonne chance à son inventeur et promoteur, Kamal Alavi, qui se propose de réduire ainsi la fracture numérique qui affecte les zones peu peuplées et les pays émergents.
[ Archive ] – Cet article a été écrit par CaDerange