Günther Oettinger, Vice-président de la Commission européenne, a défendu mercredi dernier devant la commission de l’industrie la nécessité de garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique.
Lors de sa dernière apparition devant le Parlement européen en tant que commissaire responsable de l’énergie, il est revenu sur sa fonction et a répondu aux questions des députés.
« Le conflit en Ukraine nous rappelle que la sécurité énergétique de l’Union européenne (UE) ne s’arrête pas aux frontières de l’UE mais est un défi pour l’ensemble de l’Europe », a déclaré le député démocrate-chrétien polonais Jerzy Buzek lors de son discours pour accueillir Günther Oettinger.
Dans son discours d’ouverture, Günther Oettinger a déclaré que beaucoup de gens pensent que nos relations avec la Russie sont plus importantes que nos relations avec l’Ukraine dans le domaine de l’énergie. « Nous devons reprendre le dessus », a-t-il ajouté.
« Le gaz peut être utilisé comme une menace et ne pas être livré », a poursuivi Günther Oettinger. « Ce n’est pas encore le cas, mais nous pensons que la Russie fera tout son possible pour affaiblir la situation de l’Ukraine », a-t-il dit. « Peut-être que l’Ukraine pourrait acheter du gaz russe qui serait co-financé par l’UE afin d’en stocker plus », a-t-il suggéré.
L’Union européenne a déjà une base légale pour travailler sur les questions énergétiques, mais « nous avons 28 systèmes fragmentés », a déploré Günther Oettinger. Plusieurs députés ont partagé cette opinion, à savoir que des efforts devraient être faits pour lutter contre cette fragmentation et interconnecter les secteurs de l’énergie des États membres.
Critiques de la gestion de Günther Oettinger
La députée démocrate socialiste allemande Martina Werner a déclaré que le commissaire sortant chargé de l’énergie « a partiellement mis en œuvre les objectifs climatiques, mais pas complètement ». Elle a été « particulièrement critique à propos de la directive sur l’efficacité énergétique » et a ajouté que « les socialistes et démocrates attendaient beaucoup plus » de la gestion de Günther Oettinger.
Dawid Bohdan Jackiewicz, député conservateur et réformiste polonais, a demandé si la nouvelle cible de l’efficacité énergétique ne serait pas préjudiciable à la compétitivité des États membres et comment elle influencera les prix de l’énergie.
Principalement, à chauffer les maisons et les batiments. Grâce à l’architecte italien Leon Alberti (1404-1472), nous savons comment construire des maisons isolées depuis 530 ans.
Rappelons qu’il avait affirmé : « Fukushima est une chance pour Nabucco » Quelle inconséquence ! Quelle imprévoyance ! Quelle incompétence !
« Le gaz peut être utilisé comme une menace et ne pas être livré », a poursuivi Günther Oettinger. « Ce n’est pas encore le cas » La Russie n’a jamais coupé le robinet du gaz et n’a jamais menacé de le faire. Et on ne voit pas pourquoi elle se tirerai une balle dans le pieds. Bien sur lorsque le monde est raisonnable, l’Europe elle n’hésite pas à faire n’importe quoi. Ainsi, sous les sanctions, les exportations de l’Europe vers la Russie chutent, tandis que nos importations de gaz et de pétrole russe, elles ne baissent pas (en tous cas pas plus que celles de la Norvège qui subit elle aussi les effets d’un hiver doux). A qui profite toutes ces âneries ? Aux Qataris dont on apprend qu’ils financent Daech, aux industriels asiatiques ? Va t-on continuer longtemps à écouter les Nostradamus qui nous prédisent la fin du pétrole, un embargo Russe, la Terre poêle à frire, les EnR pas cher … etc alors que « ce n’est pas encore le cas » et que ce ne le sera peut-être jamais. En matière d’avenir, les meilleurs prévisions sont « business as usual », c’est comme ça, on ne sait pas faire mieux.
« La Russie n’a jamais coupé le robinet du gaz et n’a jamais menacé de le faire » Je ne serais pas aussi affirmatif ! Nicias tappez simplement « coupure de gaz russe » sur votre moteur de recherche préféré et vous trouverez non seulement des coupures de gaz de 2006 à 2009 mais des menaces de coupures régulièrement, tout comme des variations de débits « volontaires » fréquents ainsi que des chantages etc. Pour les Enr pas cher tout est relatif mais beaucoup d’entre elles sont compétitives dans de nombreux pays dont plus de la moitié d’entre eux pour le solaire par exemple. Les appels d’offres remportés par les Enr face aux énergies parmi les moins chères dans de nombreuses zones géographiques en témoignent (éolien/gaz en Amérique latine, solaire/charbon en Inde etc) et le potentiel de baisse n’est pas encore achevé.
Je ne serais pas aussi affirmatif Et bien moi je suis. La preuve de l’inexistence d’une chose étant difficile à faire pour ma part, vous n’avez qu’à me citer UN lien qui démontre le contraire. Un seul à trouver dans les 390000 réponses de votre recherche Google.
« La Russie n’a jamais coupé le robinet du gaz et n’a jamais menacé de le faire. » Pour une fois, je rejoints Energie+ et Chelya. Non seulement la Russie a déjà coupé et menacé de couper ses exportations de gaz, mais en plus elle le fait tellement souvent que cela constitue son arme principale de politique étrangère. Quelques exemples : Les coupures et les menaces de coupure sont tellement récurrentes avec la Russie que je ne comprends pas bien comment vous pouvez penser le contraire ! Diable, cela revient sur la table pratiquement tous les hivers !
mais malheureusement il sera dur de la faire évoluer rapidement. Le graphe proposé par Climax permet toutefois d’entrevoir une stabilisation voire une baisse progressive des quantités consommées. A noter qu’au-delà des économies d’energie (et de la crise…) l’électricité (dont les renouvelables) doit pouvoir aider, à condition de ne pas fermer prématurément du nucléaire, ce qui aurait rapidement l’effet inverse.
Les deux articles que vous citez parlent soit de « menace » de coupure soit de coupure de la fourniture de gaz en cas de rupture de contrat : revente de gaz à un tiers pour le premier article ou non paiement de la facture pour le deuxième. C’est je pense pas un truc qui vous choquerait de la part d’EdF qui ferait exactement la même chose que gazprom si vous vous amusiez à ce genre de plaisenterie. On est bien d’accord sur ce point ? Les contrats signés doivent être respectés. Gazpom le fait, à nous d’en faire autant. Qu’il soit clair que je parlait de coupure ou menace arbitraire ne s’appuyant pas sur des violations de contrat avérées.
Grand merci à Chelya et Bachoubouzouc pour ces liens ! Nicias vous devriez vous intéresser à la stratégie russe de l’énergie depuis les années 70, dont en particulier Gazprom plus récemment, en n’oubliant pas non plus le secteur nucléaire avec Rosatom et la dépendance de pays d’Europe, dont celle de l’Est entre autres. De même que les accords passés avec les autres pays fournisseurs de l’Europe.
Il n’y a pas eut d’embargo Russe sur les pays Baltes concernant le pétrole. Chose évidemment stupide sauf à faire un blocus militaire des ports. Votre source mélange tout. C’est visiblement des batailles internes à l’oligarchie russe au moins pour le cas du port letton.
Nicias vous devriez vous intéresser à la stratégie russe de l’énergie depuis les années 70 Je l’ai fait. Note « allié » l’Ukraine, sous la houlette de Ioulia Tymochenko la chérie des occidentaux, volait le gaz destiné aux pays européens qui ne payaient donc plus la Russie pour du gaz qu’elle exportait pourtant bel et bien. Gazprom a fermé le robinet ukrainien et comme par miracle une solution a été trouvée dans les 3 jours par les Européens. Visiblement, l’Europe n’a pas tiré les leçons de la crise puisqu’elle tente de bloquer la construction du gazoduc South Stream qui contournerait l’Ukraine. La Russie est fiable, l’Ukraine non.
C’est un jeu entreoligarques Ukrainiens et Russes! Le réseau gazier le l’ex URSS a été construit en partant de l’Ukraine où se trouvaient les premiers gisements de gaz ; ces gisements ont étés transformés en capacités de stockage et jouent toujours un rôle central. Il n’y a jamais eu d’accord entre Ukrainiens et Russes pour une tarification des réseaux et du stokage du temps où c’était possible. D’où des litiges récurents La clause de non réexpédition est une clause classique en économie du gaz : le produit de substitution est le pétrole, donc il faut que rendu chez le destinataire le prix final du gaz soit comparable à celui du pétrole ; autrement dit le coût du gazodus est à charge du pays producteur ce qui revient à dire qu’aux frontières de l’Ukraine, il y a plusieurs prix du gaz : celui destiné à la France est plus bas que celui destiné à la Hongrie ou à l’Ukraine. D’où une tentation très très forte des Ukrainiens de ne pas respecter les contrats.
@ Nicias et l.lucas : La Russie (les emprunts russes de 1917 non remboursés ensuite sont un exemple parmi bien d’autres) n’est pas plus fiable que l’Ukraine que vous accablez de tous les torts, ce qui n’est pas la réalité si vous approfondissez l’histoire. La fiabilité est en outre variable selon les pouvoirs en place et la situation d’un pays. La Russie en particulier de Poutine a évidemment toute une stratégie d’encerclement de l’Europe comme on ne peut que le constater dans le maillage du réseau, les décisions politiques, les pressions, les actes, les faits etc (accords avec d’autres fournisseurs comme la Sonatrach en Algérie, politique en Lybie etc) qui ne se limite pas au gaz, pétrole ou nucléaire. Cà va bien au delà de la situation de l’Ukraine et de son histoire énergétique avec l’ex-Urss. L’énergie dont les compagnies russes sont toutes très proches du pouvoir russe est un important moyen de pression de ce pouvoir centralisé et, par exemple, les conditions de vente de l’énergie varient en fonction entre autres d’accords et de gouvernements : si vous passez un accord avec l’Europe, votre gaz vous coûtera plus cher. Si vous fournissez du gaz à l’Europe aussi etc. Cà dépasse évidemment largement le cadre de la simple fourniture d’énergie et d’un contrat classique. La déstabilisation et le financements de partis politiques en Europe sert également à celà. South Stream est une dépendance de plus. Un autre enjeu actuel est également la zone Arctique, ses ressources, passages, contrôle etc. Il n’y a pas lieu d’être naïf et angélique et de croire que les coupures de gaz de 2006 à 2009 étaient uniquement dûes à l’Ukraine ou que les menaces, variations de fournitures de volumes ou de prix sont dûes aux passages de pipelines, à un éventuel hiver 2014/2015 plus froid comme invoqué par la Russie pour limiter le gaz de différents pays et à l’inverse des prévisions météo moyen terme ou encore au hasard. L’essentiel est donc pour l’Europe d’avoir une politique d’indépendance plus ambitieuse (il a fallu la crise récente pour que çà bouge un peu) et en particulier les pays les plus dépendants et qui sont souvent ceux de l’ex-Urss. C’est également essentiel pour le futur proche et le contrôle du prix de l’énergie, entre autres.
La Russie en particulier de Poutine a évidemment toute une stratégie d’encerclement de l’Europe C’est de la paranoia ! La Russie défend ses intérets. C’est tout, rien de plus. Cela consiste à : _Fixer le prix du gaz le plus haut possible en fonction de son pouvoir de marché. Ainsi, c’est la Pologne qui paye le plus cher son gaz (500$) et le R-U qui paye le moins cher. Donc oui certains ont intérêt à diversifier leurs approvisionnements, et ce n’est pas propre au gaz : c’est pire par exemple pour les avions ou tout le monde doit se battre contre un duopole. _Passer des accords avec d’autres producteurs pour établir un « OPEP » du gaz : accords avec l’Algérie mais aussi le Qatar. Pourquoi mettre tout sur le dos de l’ogre Russe et absoudre les autres pays partie-prenante ? _Accorder des rabais en en contrepartie de concessions économiques ou politiques, a fortiori si le client est à la limite de l’insolvabilité. L’Ukraine veut un prix bas (275$ contre 385 proposé par les Russes) sans contrepartie. Et come c’est inacceptable pour les Russes, elle fait du chantage avec ses oléoducs.
La location de la base de Sebastopol fait baisser le prix à 385$, prix aujourd’hui proposé par les Russes (contrat négocié par Youlia Tymochenko la « pro-européenne »). L’entrée dans l’union eurasiatique est la contrepartie d’un deuxième rabais à 275$. C’est ce deuxième rabais qui est aujourd’hui l’objet du litige, l’Ukraine réclamant 275$ (ce qui est bas) sans rentrer dans l’union eurasiatique.