Le chef du gouvernement russe Vladimir Poutine a proposé mercredi la création d’un traité international de l’énergie sur le modèle de la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier (CECA).
A l’ouverture du 39ème forum économique mondial de Davos, en Suisse, le Premier ministre russe a présenté sa proposition comme le moyen d’établir un "vrai partenariat énergétique basé sur des fondations légales claires".
Il a comparé ce projet à celui de la CECA, prémisse de l’UE, qui liait après guerre le Benelux, l’Italie, la RFA et la France.
Vladimir Poutine a par ailleurs promis de créer de nouvelles infrastructures de transport des hydrocarbures "dans toutes les directions", afin d’assurer une "diversification accrue de l’acheminement des produits énergétiques."
Jean-François Cirelli, vice Président de GDF-Suez, s’est réjoui de cette proposition. S’exprimant au micro de Radio Classique, il a estimé que "tout le monde [avait] à y gagner" : "Nous venons de vivre une crise gazière sans précédent qui a beaucoup affecté les relations commerciales entre les pays mais aussi les relations politiques" a-t-il souligné.
Il a toutefois rappelé que la Russie avait refusé la proposition européenne de signer une "charte de l’énergie" avec la Russie.
Tiens , tiens , qd. son budget et ses reserves de devises » fortes » ( occidentales ) fondent comme neige au soleil , et qd. le rouble se casse la g…. ( alors qu’en juin 2008 il DEVAIT etre considere comme monnaie de reserve par le reste du Monde , a l’egal du USD ou de l’EUR ) , Monsieur Gasprom -monopole devient + conciliant …. Voyons voir en quoi exactement consiste sa fameuse proposition … cela donnera tjrs. du travail et des revenus a qq. dizaines de negociateurs de ts. bords !
Dans une négociation, lorsqu’il y a une aussi grande dissymétrie entre les parties prenantes à l’accord, il est certain que l’on trouvera des clauses léonines en faveur de l’acteur le plus puissant. En d’autres termes, il ne s’agira pas d’un traité mais d’un diktat où les pays de l’UE ont tout à perdre. On ne peut négocier,surtout avec ce Monsieur qu’en étant en position d’égalité. Nous n’y sommes pas et nous continuerons à ne pas y être surtout lorsque notre dépendance s’accroit chaque année un peu plus. Wladimir nous rejoue le petit chaperon rouge et je suis surpris de voir immédaitement GdF-Suez se réjouir.