ENI a annoncé jeudi avoir découvert un "gisement géant" de gaz naturel dans la zone de prospection "Mamba Sud" sur le puits numéro 1, situé au large du Mozambique, ce qui constitue la "plus grande découverte jamais effectuée" par le groupe en tant qu’opérateur.
Le pétrolier italien estime dans un communiqué que cette découverte "impressionnante" peut conduire à un potentiel dans la zone sud d’au moins "15 trillion cubic feet" (ou 425 milliards de m3) de gaz.
Le forage du premier puits (sur les 4 étudiés) a été réalisé précisément à une profondeur d’eau de 1.585 mètres à environ 40 km au large des côtes de la province de Cabo Delgado, basée dans le Nord du Mozambique. "Les résultats obtenus dépassent les attentes" et montrent que cette zone est "une nouvelle province du gaz d’importance mondiale", d’après le groupe italien.
Après avoir foré ce puits jusqu’à atteindre une profondeur d’environ 5.000 mètres et réalisé des essais quantitatifs, ENI indique que la plate-forme d’exploration poursuivra ses travaux sur le second puits, Mamba Nord 1.
Le bassin du Rovuma abrite 5 concessions : ENI, Artumas (Canada), Anadarko (Etats-Unis), Statoil (Norvège) et Petronas (Malaisie). Avec 70% de participation, ENI demeure l’opérateur des 4 zones offshores. Les autres compagnies concernées sont Galp Energia (10 %), KOGAS (10 %) et de ENH (10 %).

Découverte dans le (grd) Canal du Mozambique, donc ! Madagascar, juste en face, a peut-être des chances d’avoir des réservoirs sédimentaires similaires et ça ferait drôlement du bien à leur économie si qqu’un pouvait faire une découverte similare dans leurs eaux territoriales !…en // de tout ce qui peut se faire là-bas en EnR de tout poil, évidemment. Pas de solution unique ! A Bons Entendeurs…. A+ Salutations Guydegif(91)
Quelques éléments de comparaison SVP, citer des des chiffres sans cela ne rime à rien, et si on lit un article ça n’est pas forcément pour les rechercher soi même …
D’un point de vue du conexte de l’industrie gazière, c’est une belle découverte. Le puits n’a même pas atteint son objectif (il reste 500 m à forer) que l’on parle déjà de 15 tcf en place. Il y a eu des découvertes de cet ordre sur les 5-10 dernières années, mais ça devient rare. Du coup, ajoutés aux ~10 tcf d’Anadarko sur la Zone 1, ça prend de l’importance. En comprennant mieux ce bassin peut exploré, pas de doute que les découvertes vont s’enchainer. Il semble que les réservoirs soient de bonne qualité ce qui devrait alléger la facture à payer pour les développements en eau profonde + 3000-4000 m de forage dans une région en manque d’infrastructures de ce calibre – même si on ne nous dit rien de la qualité du gaz. Pourtant, face aux 900 Tcf du Qatar ou aux 1700 Tcf de la Russie, ou encore aux 110 Tcf consommés tous les ans, ça parait bien peu. C’est la réalité des fossiles: même si les volumes des découvertes actuelles font la une – et que pour ENI, 15 Tcf c’est une première historique – on consomme déjà près de 10 fois ce volume chaque année. Le hic, c’est que ces annonces peuvent aussi provoquer une impression de « tout va bien ». Attention à ce que les autres filières – biogaz par exemple – n’en patissent pas!
ENI est l’opérateur de la Zone 4, pas des quatre zones. Par exemple, Anadarko opère la Zone 1. Sans doute une erreur de traduction.
on rappellera que la terre est recouverte à plus de 70ù par de l’eau, et que malgré des forages déjà existants, tant pour le gaz que pour le pétrole, des réserves de cette importance sont vraisemblablement aseez nombreuses à découvrir. Après, il y a la technologie nécessaire, déjà bien avancée, et les risques de « deepwater » qui resteront toujours.
La catastrophe ce ne sera pas de manquer de petrole, c’est de retrouver de nouveaux gisements de combustible fossile